Le président américain Donald Trump a signé hier, vendredi, une loi globale visant à élargir les sanctions contre la Russie, qui lui confère le pouvoir d’imposer des droits de douane pouvant atteindre 100 % aux principaux acheteurs de pétrole et de gaz russes, dans le cadre d’une mesure destinée à accroître la pression économique sur Moscou en raison de sa guerre en Ukraine.
Ciblage de l’énergie, de la défense et des pétroliers
La Maison-Blanche a indiqué dans un communiqué que le texte visait les secteurs russes de l’énergie et de la défense, ainsi que la « flotte fantôme », qui regroupe des pétroliers dont elle a dit qu’ils « contournaient » les sanctions en vigueur, afin de limiter les fonds utilisés pour financer la guerre.
Les droits de douane pourraient concerner les principaux acheteurs d’énergie russe, notamment la Chine et l’Inde. La loi autorise l’imposition de ces droits pendant de longues périodes, y compris après la fin du mandat de Trump.
Adoption du texte par le Congrès
La Chambre des représentants a adopté le projet de loi mercredi, après son adoption par le Sénat en août. Le texte porte le nom de « Lindsey O. Graham Act to Sanction Russia and Iran of 2026 », en hommage au sénateur républicain de Caroline du Sud, décédé en juillet, qui comptait parmi les principaux soutiens du texte et les plus fervents détracteurs de la Russie.
Des craintes quant à l’extension des répercussions aux partenaires de la Russie
La signature de la loi intervient alors que le dialogue entre Washington, Kyiv et Moscou a repris, après des visites effectuées par les émissaires de Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, dans les capitales russe et ukrainienne.
Des détracteurs ont estimé que le texte, qui impose également des droits de douane aux principaux partenaires commerciaux de la Russie, pourrait créer des difficultés pour d’autres pays si les futures décisions commerciales de Trump venaient à les concerner.