La société de conseil Sovecon prévoit que les exportations combinées de blé de la Russie et de l’Ukraine atteindront environ 8 millions de tonnes au cours des trois premiers mois de la saison 2026-2027, contre 16,2 millions de tonnes un an plus tôt et une moyenne sur 5 ans de 18,2 millions de tonnes, ce qui réduirait de quelque 8,2 millions de tonnes les approvisionnements disponibles sur le marché mondial par rapport à la saison dernière.
Les exportations russes à leur plus bas niveau depuis 2010-2011
Sovecon a estimé les exportations russes de blé au cours des trois premiers mois de la saison 2026-2027 à environ 5,4 millions de tonnes, en baisse de 53% par rapport aux 11,5 millions de tonnes enregistrées sur la même période de la saison précédente.
Le volume attendu est inférieur de 58% à la moyenne sur 5 ans, qui s’établit à 12,9 millions de tonnes, ce qui en ferait le niveau le plus bas pour le premier trimestre de la saison depuis 2010-2011.
En Ukraine, la société prévoit l’exportation d’environ 2,6 millions de tonnes de blé entre juillet et septembre, contre 4,7 millions de tonnes un an plus tôt et une moyenne sur 5 ans de 5,2 millions de tonnes. Les exportations sur cette période atteindraient ainsi leur plus bas niveau depuis la saison 2012-2013.
La saison de commercialisation du blé 2026-2027 s’étend de juillet 2026 à juin 2027. Les estimations pour les trois premiers mois couvrent la période allant de juillet dernier à la fin du mois de septembre en cours.
Recul hebdomadaire des exportations de céréales ukrainiennes
Les exportations hebdomadaires de céréales de l’Ukraine ont reculé de 9% entre le 10 et le 16 septembre par rapport à la semaine précédente, selon la société ukrainienne de conseil agricole APK-Inform.
Les exportations combinées de blé, de maïs et d’orge ont atteint 270,2 mille tonnes au cours de la semaine. Les exportations de maïs ont reculé de 18%, à 58,5 mille tonnes, tandis que celles de blé ont progressé de 1,2%, à 206,4 mille tonnes.
Les itinéraires alternatifs ne compensent qu’une faible partie du recul
Les volumes dont le marché mondial pourrait être privé équivalent à près de la moitié du volume habituel du commerce mondial de blé sur un mois par rapport à l’année dernière, et à environ 60% du volume mensuel habituel lorsqu’ils sont comparés à la moyenne des cinq dernières années, selon les estimations de Sovecon.
La société estime que les itinéraires d’exportation alternatifs ne peuvent compenser qu’une faible partie des volumes en baisse. La Russie dépend principalement de ses ports de la mer Baltique, ainsi que de terminaux en Lettonie et en Lituanie, tandis que l’Ukraine s’appuie sur le Danube et les voies terrestres.
La capacité supplémentaire de ces itinéraires est estimée entre 0,7 et 1,3 million de tonnes de céréales par mois pour chaque pays, contre une capacité d’environ 5 millions de tonnes par mois pour les principaux ports d’Odessa et d’environ 6 millions de tonnes par mois pour les terminaux russes des mers Noire et d’Azov.
Selon la société, les itinéraires alternatifs peuvent atténuer partiellement les perturbations des exportations, mais ils ne peuvent pas compenser la capacité des ports du sud, en l’absence de voie claire pour rétablir une navigation sûre en mer Noire.