Le gouvernement travailliste britannique étudie l’abaissement à 1.5 million de livres sterling du seuil minimal de valeur des logements assujettis à la taxe sur l’immobilier de luxe. Cette mesure pourrait faire plus que doubler le nombre de biens concernés, qui atteindrait environ 271 000 logements, selon des sources gouvernementales non identifiées.
Le gouvernement avait annoncé l’instauration de cette taxe sur les biens immobiliers d’une valeur supérieure à 2 millions de livres sterling. Leurs propriétaires devraient s’acquitter de frais supplémentaires compris entre 2500 et 7500 livres sterling par an.
Champ d’application de la taxe et recettes attendues
L’ancienne ministre des Finances Rachel Reeves avait annoncé la taxe sur l’immobilier de luxe l’an dernier. Elle devrait rapporter environ 400 millions de livres sterling par an au Trésor britannique après son entrée en vigueur en avril 2028.
Pression sur les finances publiques
L’examen d’un élargissement de la taxe intervient alors que le gouvernement britannique est soumis à des pressions pour trouver des ressources supplémentaires et assainir les finances publiques, sur fond d’inquiétudes quant à sa capacité à assurer la stabilité budgétaire face à la hausse des coûts d’emprunt.
Le Premier ministre Andy Burnham a déclaré plus tôt cette semaine que le prochain budget serait difficile, en raison des répercussions du conflit au Moyen-Orient sur l’économie britannique, notamment de la hausse des prix de l’énergie et de l’augmentation consécutive des coûts d’emprunt.
Londres, principale zone touchée
La taxe vise les propriétaires des biens immobiliers les plus chers du Royaume-Uni. Les propriétaires londoniens devraient compter parmi les catégories les plus touchées, compte tenu de la flambée des prix de l’immobilier dans la capitale. La société Hamptons estime qu’environ 88% des biens qui devraient être concernés selon le seuil actuel se trouvent à Londres.
La hausse des prix des logements dans certains quartiers de Londres signifie que des biens familiaux relativement modestes pourraient entrer dans le champ de la taxe. Les données recueillies par l’Office national des statistiques britannique montrent que le prix moyen des logements dans le secteur de Kensington et Chelsea s’élevait à environ 1.25 million de livres sterling en septembre 2025.