Les marchés mondiaux attendent cette semaine les réunions de la Réserve fédérale américaine les 15 et 16 septembre, de la Banque d’Angleterre le 17 septembre et de la Banque du Japon les 17 et 18 septembre, avec des anticipations de hausse de 25 points de base du taux directeur de la Fed, de maintien du taux britannique à 3.75% et de relèvement du taux japonais à 1.25%.
Anticipations concernant les décisions des banques centrales
Les anticipations d’une hausse des taux par la Réserve fédérale américaine se sont renforcées après la publication de données d’inflation plus élevées que prévu, tandis que les marchés attendent les prévisions économiques actualisées et les indications de la banque sur la trajectoire des taux au cours de la prochaine période.
Au Royaume-Uni, les anticipations tablent sur un maintien des taux d’intérêt de la Banque d’Angleterre à 3.75%, la banque continuant de surveiller l’évolution de l’inflation et du marché du travail. Au Japon, la banque centrale devrait poursuivre le resserrement de sa politique monétaire en relevant ses taux à 1.25%, dans le cadre d’une transition progressive s’éloignant de la politique monétaire ultra-accommodante.
Les marchés surveillent le coût des emprunts et les devises
Ces réunions interviennent alors que les marchés sont de plus en plus sensibles aux mouvements des banques centrales, compte tenu de l’impact des décisions de taux sur le coût des emprunts, les flux d’investissement mondiaux et les cours des devises, ainsi que de leurs répercussions sur les marchés des actions et des matières premières.
Les investisseurs suivent les résultats des réunions afin de discerner les contours de la politique monétaire mondiale au cours du dernier trimestre de l’année, dans un contexte de pressions inflationnistes persistantes dans plusieurs grandes économies et de rythmes de croissance divergents entre les États-Unis, l’Europe et l’Asie.
Pressions inflationnistes et chocs d’offre
Jalal Qannas, professeur adjoint à la faculté d’économie de l’Université du Qatar, a déclaré que le président de la Réserve fédérale américaine, Kevin Warsh, faisait face à une situation complexe, entre les pressions politiques en faveur d’une baisse des taux et son engagement antérieur à combattre fermement l’inflation.
Qannas a ajouté que l’inflation actuelle résultait de chocs d’offre et des prix de l’énergie, et qu’une hausse des taux d’intérêt ne résoudrait pas les crises régionales d’approvisionnement. Il a estimé que le maintien des taux constituait l’option la plus judicieuse pour éviter d’accentuer les divergences entre les politiques de la Réserve fédérale et du Trésor américain.