Le département d’État américain accueillera la semaine prochaine à Washington une réunion entre les ambassadeurs du Liban et d’Israël, alors qu’une nouvelle session des pourparlers, initialement prévue à Rome, a été reportée à octobre, a annoncé un responsable américain. Selon lui, le cadre tripartite entre le Liban et Israël constitue « le seul mécanisme efficace » pour traiter les dossiers en suspens.
Les retraits, le déploiement de l’armée et le mécanisme de surveillance
La réunion de Washington maintient les canaux de communication ouverts après le report de la session de Rome, qui devait durer deux jours. Les dossiers comprennent les retraits israéliens du sud du Liban, l’achèvement du déploiement de l’armée libanaise et l’avenir des « zones modèles », ainsi que la mise en place d’un mécanisme accepté pour les surveiller.
Destruction des tunnels d’Ali al-Taher et montée des menaces
Les démarches diplomatiques coïncident avec des développements militaires dans le sud du Liban, où Israël a annoncé la destruction d’un réseau de tunnels dans les hauteurs d’Ali al-Taher, près de Nabatiyé. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a déclaré que ses forces y avaient trouvé des missiles, des mines, un canon antiaérien et des ordinateurs, affirmant que l’Iran les avait envoyés et financés au profit du Hezbollah.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que l’armée avait établi une « zone de sécurité fortifiée » s’étendant du littoral aux accès du mont Hermon.
Le chef d’état-major, Eyal Zamir, a également menacé de riposter de manière « immédiate et forte » à toute attaque visant les forces ou les localités israéliennes, tandis que les questions du retrait, du déploiement de l’armée et du mécanisme de surveillance restent inscrites à l’ordre du jour de la prochaine session de négociations.