La prise par les Houthis de positions et d’îles stratégiques près du détroit de Bab el-Mandeb a constitué un revers majeur pour l’Arabie saoudite et ses alliés au Yémen. Cette offensive rapide a étendu l’influence du groupe sur la côte ouest et offert à l’Iran un point d’appui renforcé près de l’un des principaux corridors maritimes et énergétiques de la région.
La présence des Houthis menace la navigation et l’énergie
Au cours de leur avancée, le groupe a pris le contrôle de zones le long de la côte de la mer Rouge et d’îles à l’entrée de Bab el-Mandeb, après le retrait successif des forces soutenues par Riyad. Cette nouvelle présence place les Houthis en position de faire pression sur la navigation en mer Rouge et sur les voies d’exportation du pétrole saoudien.
Le groupe a déclaré que la navigation internationale était sûre, mais a exclu les navires saoudiens de ces garanties, alors que la confrontation directe avec Riyad s’intensifie et que les deux camps échangent des attaques transfrontalières. Cette évolution accroît la pression sur l’Arabie saoudite, au moment où ses options pour obtenir un soutien militaire direct de ses partenaires se réduisent.
L’exclusion des navires saoudiens accroît la pression
La position de Washington, qui a cherché à éviter une implication directe dans les combats, a également suscité à Riyad des interrogations sur les limites de la protection américaine si la confrontation avec les alliés de l’Iran dans la région s’étendait.
La présence des Houthis près de Bab el-Mandeb renforce la capacité de l’Iran et de ses alliés à peser sur deux grands axes de transport de l’énergie, alors que les tensions en mer Rouge coïncident avec les troubles autour du détroit d’Ormuz. L’Arabie saoudite est ainsi poussée à rechercher des partenaires et des moyens de défense supplémentaires pour protéger son territoire, ses installations et ses voies d’exportation.