La présidence sud-coréenne a démenti, samedi 19 septembre 2026, que le président Lee Jae-myung ait rejeté une demande de son homologue américain Donald Trump visant à envoyer des troupes sud-coréennes dans le détroit d’Ormuz, affirmant que son opposition à toute implication dans une guerre ne signifiait pas qu’il excluait une coopération sur les questions liées au Moyen-Orient.
Cette clarification de la Maison bleue est intervenue après que le New York Times a estimé que les déclarations faites vendredi par Lee lors d’une conférence de presse revenaient à rejeter l’appel de Trump à une coopération militaire sud-coréenne au Moyen-Orient. Un responsable de la présidence sud-coréenne, qui a requis l’anonymat, a déclaré: « Lee n’a pas rejeté, lors de la conférence de presse d’hier, la demande de Trump concernant une coopération sud-coréenne sur les questions liées au Moyen-Orient. »
Séoul étudie des contributions pour protéger ses citoyens et ses intérêts nationaux
Le responsable a expliqué que le gouvernement sud-coréen étudiait des moyens concrets de contribuer, en étroite coordination avec la communauté internationale, y compris les États-Unis, précisant que les mesures envisagées par Séoul visaient à protéger les citoyens sud-coréens et à préserver les intérêts nationaux.
Il a ajouté que le gouvernement continuerait d’examiner des options concrètes, à condition qu’elles restent conformes au principe annoncé par Séoul, qui consiste à ne prendre part à aucune guerre ni action de combat. Le président Lee avait déclaré vendredi, lors d’une conférence de presse retransmise par les chaînes de télévision nationales, qu’« aucune troupe ne serait envoyée pour participer à une guerre ou intervenir dans une guerre », une position axée sur l’évitement de tout déploiement militaire susceptible d’entraîner le pays dans un conflit armé.
L’unité Cheonghae poursuit ses missions dans la région
Dans le même temps, Lee a indiqué que l’unité sud-coréenne Cheonghae était déjà présente dans la région et qu’elle menait des missions de lutte contre la piraterie et faisait face à d’autres menaces mettant en danger la sécurité des citoyens sud-coréens.
Il a affirmé que Séoul étudiait les moyens possibles de renforcer le rôle joué par cette unité, dans les limites fixées par le gouvernement, qui excluent toute participation à une guerre ou à des combats.