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Le chef du renseignement intérieur britannique met en garde contre des menaces sécuritaires inattendues

À l’occasion du 25e anniversaire des attentats du 11 septembre, le directeur général du renseignement intérieur britannique, Ken McCallum, a averti que la prochaine menace stratégique pourrait se former en dehors du champ de surveillance des services de sécurité. Il a appelé à faire évoluer les méthodes de préparation et à renforcer la coopération entre les gouvernements, le secteur privé, les universités et les institutions de recherche scientifique.

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Une femme tient une bougie devant un mur commémoratif en pierre noire gravé de noms, avec le reflet du drapeau américain sur sa surface. D’autres visiteurs sont présents dans cet espace extérieur bordé d’arbres.

Le directeur général du renseignement intérieur britannique « MI5 », Ken McCallum, a averti qu’une nouvelle menace stratégique pourrait être en train de se former dans un lieu que les services de renseignement ne surveillent pas, appelant les institutions de sécurité à se préparer à des risques radicalement différents des attaques précédentes.

McCallum met en garde contre un choc stratégique différent

Dans une tribune publiée vendredi à l’occasion du 25e anniversaire des attentats du 11 septembre, McCallum a déclaré que le prochain choc stratégique ne ressemblerait pas au précédent et que les services de sécurité devaient éviter de limiter leurs préparatifs aux méthodes et aux cibles utilisées par leurs adversaires par le passé. Il a ajouté qu’al-Qaïda, malgré le recul de sa puissance, représentait toujours une menace, soulignant que l’organisation et d’autres groupes armés continuaient de chercher à mener des attaques faisant un grand nombre de victimes.

Il a cité la mise en échec d’un projet qui, selon lui, visait à tuer des centaines de personnes au moyen d’attaques armées contre des membres de la communauté juive à Manchester, dans le nord de l’Angleterre. Le chef du service a souligné que les risques actuels ne se limitaient pas aux groupes armés, la Grande-Bretagne étant également confrontée à une intensification d’activités hostiles soutenues par des États.

Le secteur privé, un partenaire face aux failles

Il a déclaré que ces activités allaient d’opérations de sabotage menées par des entités criminelles par procuration à des cyberattaques visant des centrales électriques. McCallum a expliqué que le transfert d’un grand nombre de systèmes et de services à la gestion du secteur privé, par rapport à la situation en 2001, faisait de la lutte contre les failles de sécurité et de la réponse aux crises une responsabilité partagée.

Il a appelé les gouvernements, les entreprises, les universités et les institutions de recherche scientifique à coopérer, en définissant les responsabilités et les pouvoirs d’intervention avant qu’une crise ne survienne. Les avertissements de McCallum interviennent 25 ans après les attentats du 11 septembre 2001, lorsque 19 membres d’al-Qaïda ont détourné quatre avions civils aux États-Unis.