Des représentants de 17 pays participent jeudi à une réunion internationale militaire et sécuritaire à Paris, destinée à définir les besoins de l’armée libanaise et des Forces de sécurité intérieure et à élaborer un plan pratique pour renforcer leurs capacités et leur déploiement sur l’ensemble du territoire libanais. La réunion sera précédée d’un entretien politique entre le président français Emmanuel Macron, son homologue libanais Joseph Aoun et le roi de Jordanie Abdallah II.
La conférence examine les besoins des institutions sécuritaires libanaises
La conférence examine également le soutien aux institutions sécuritaires de l’État, parallèlement aux dossiers du désarmement du Hezbollah, du retrait des forces israéliennes du territoire libanais et de l’avenir du Sud, à l’approche de la fin de la mission de la Force intérimaire des Nations unies au Liban, la FINUL. Une déclaration d’intention portant sur un programme d’aide et un calendrier de livraison doit être publiée à l’issue de la conférence.
Des positions divergentes sur la présence internationale dans le Sud
Les Nations unies ont également élaboré des scénarios pour une présence internationale réduite, face au refus israélien et aux réserves américaines concernant la création d’un mandat similaire à celui de la force actuelle. À Beyrouth, le Parlement libanais a renouvelé, à la veille de la réunion, sa confiance au gouvernement de Nawaf Salam lors d’une séance dont les députés du Hezbollah se sont retirés avant le vote.
Salam a déclaré que les négociations avec Israël n’avaient pas abouti aux résultats escomptés, mais qu’elles n’étaient pas encore achevées. Il a précisé que le processus comprenait un retrait israélien par étapes et l’affirmation de la souveraineté de l’État libanais sur son territoire. Il a assuré que son gouvernement œuvrait à maintenir une présence internationale active dans le Sud après la fin de la mission de la FINUL.
Le Premier ministre libanais a appelé à se rassembler autour de l’État afin de renforcer sa position dans les négociations. Il a précisé que le cadre tripartite constituait une voie politique de négociation, et non un accord ou un traité au sens juridique du terme.