Massad Boulos, conseiller principal du président américain Donald Trump pour les affaires arabes et africaines, a déclaré que l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide ne constituent ni un pouvoir légitime ni un pouvoir constitutionnel au Soudan, alors que la guerre entre les deux parties se poursuit depuis avril 2023.
Boulos appelle à une trêve et à un dialogue soudanais
Dans une publication sur son compte de la plateforme X, après sa participation à un évènement consacré au Soudan à New York, Boulos a écrit que le peuple soudanais méritait une trêve humanitaire ouvrant la voie à un dialogue entre Soudanais. Le responsable américain a souligné la nécessité d’élargir l’embargo sur les armes imposé par l’ONU et d’augmenter le coût du conflit pour toutes les parties engagées dans les combats, dans le cadre des efforts visant à mettre fin à la guerre et à réduire l’escalade.
L’Égypte, le Soudan et les États-Unis ont par ailleurs examiné dimanche les efforts visant à mettre fin à la guerre et à créer les conditions d’un règlement politique durable. Cette discussion s’est tenue lors d’une réunion tripartite entre le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, le ministre soudanais des Affaires étrangères, Mohieddine Salem, et Boulos.
Le quatuor international, qui regroupe les États-Unis, l’Arabie saoudite, l’Égypte et les Émirats arabes unis, mène depuis des mois des efforts pour parvenir à une trêve humanitaire au Soudan. En septembre 2025, il a proposé un plan prévoyant d’abord une trêve humanitaire de 3 mois, en préparation d’un cessez-le-feu permanent, suivie d’une transition inclusive de 9 mois devant conduire à un gouvernement civil indépendant.
La guerre qui se poursuit entre l’armée et les Forces de soutien rapide a aggravé les souffrances humanitaires. Elle a fait des dizaines de milliers de morts et entraîné le déplacement d’environ 13 millions de personnes, en plus de provoquer la famine, dans le cadre d’une crise décrite comme l’une des pires crises humanitaires au monde.