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Source européenne: le soutien à l’armée prime sur le déploiement d’une nouvelle force dans le sud du Liban

Une source diplomatique européenne a déclaré que l’Union européenne donne la priorité au renforcement des institutions de l’État et de l’armée libanaise plutôt qu’au déploiement d’une nouvelle force européenne dans le sud, alors que l’avenir de la présence internationale est examiné avant l’expiration du mandat de la FINUL fin décembre 2026. Un programme d’aide portant sur l’équipement, la formation et la surveillance des frontières est en préparation.

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Un soldat en uniforme marche devant un véhicule blindé de la Force intérimaire des Nations unies au Liban, dans une zone rurale. Des personnes, des bâtiments et des champs sont visibles à l’arrière-plan.

Une source diplomatique européenne a déclaré que le soutien aux institutions de l’État libanais, au premier rang desquelles l’armée, primait sur le déploiement d’une nouvelle force européenne dans le sud du Liban, alors que des consultations sont menées sur l’avenir de la présence internationale à l’approche de l’expiration du mandat de la FINUL fin décembre 2026.

L’Union européenne privilégie le soutien à l’armée à une nouvelle force

La source a précisé que l’Union européenne restait attachée au principe du monopole de l’État libanais sur les armes et estimait qu’il était plus efficace de renforcer les capacités de ses institutions de sécurité que d’envoyer de nouvelles troupes. Cette position intervient après l’évocation, dans des milieux occidentaux, de la création d’une force européenne multinationale, mandatée par l’Union et soutenue par la France et l’Italie, pour éviter un éventuel vide sécuritaire dans le sud.

Le projet se heurte à plusieurs obstacles, dont l’absence de soutien américain et le refus d’Israël d’un rôle européen, notamment français, au sein d’une force de l’ONU ou de l’Union européenne. Dans ce contexte, les discussions s’orientent vers une aide à l’État libanais pour étendre son autorité et renforcer la stabilité par l’intermédiaire de ses institutions. Selon la source, cette orientation européenne se traduira par un programme d’aide spécial, dont la mise en œuvre débutera fin 2026 ou début 2027 et qui couvrira plusieurs secteurs.

Un programme européen pour l’équipement, la formation et la surveillance des frontières

Le programme devrait inclure des équipements et des véhicules pour les forces armées libanaises, en particulier l’armée, notamment des camions équipés de grues pour déblayer les zones touchées, ainsi que du matériel et des fournitures médicales. Il prévoit également une formation spécialisée à l’utilisation des drones, ainsi que le développement des compétences en matière de surveillance et de contrôle des frontières.

Elle a également indiqué que la France et l’Italie pouvaient lancer des initiatives indépendantes, bien que les 27 États membres de l’Union adoptent des positions communes sur certains dossiers liés au Liban. La haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, avait annoncé début septembre 2026 que plus de 10 États membres étaient prêts à fournir des ressources et une expertise dans le cadre d’une nouvelle mission militaire et civile de conseil et de formation.

Elle a affirmé que le projet ne visait pas à remplacer la FINUL, mais à renforcer les capacités des forces armées libanaises et à permettre à l’État d’assurer la sécurité sur l’ensemble de son territoire.