Des sources ont indiqué que l’administration américaine avait refusé d’accorder au président palestinien Mahmoud Abbas et à sa délégation des visas pour entrer à New York et assister en personne aux réunions de l’Assemblée générale de l’ONU, une mesure reconduite pour la deuxième année consécutive. Le refus intervient durant la 81e session de l’Assemblée générale, ouverte le 8 septembre, tandis que le débat général se poursuit jusqu’au 28 septembre, selon le calendrier officiel de l’ONU.
Abbas évoque une évolution de la position internationale
Lors de sa visite actuelle en Égypte, Abbas a évoqué devant des journalistes égyptiens les évolutions de la position internationale à l’égard de la question palestinienne, soulignant la hausse du nombre de pays ayant reconnu l’État de Palestine et ce qu’il a décrit comme une sympathie et un soutien croissants aux droits palestiniens dans l’opinion publique américaine.
Abbas a déclaré que la solution à deux États fondée sur la légitimité internationale constituait un cadre pour mettre fin au conflit et établir un État palestinien indépendant sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, soulignant la nécessité de poursuivre les efforts politiques et diplomatiques pour y parvenir.
Washington reconduit sa décision sur les visas de 2025
Abbas avait alors participé par visioconférence depuis son bureau à Ramallah, après que l’ONU l’avait autorisé à prononcer son discours à distance.
Washington avait déjà refusé en 1988 d’accorder un visa à l’ancien dirigeant palestinien Yasser Arafat pour participer aux réunions de l’ONU. Cette année-là, l’Assemblée générale avait tenu ses réunions à Genève, où Arafat avait prononcé son discours.