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Le roi du Maroc nomme Fatima Zahra Mansouri première femme à la tête du gouvernement

Le roi Mohammed VI a nommé Fatima Zahra Mansouri à la tête du gouvernement marocain et l’a chargée de former une nouvelle équipe, après la victoire du Parti authenticité et modernité aux élections législatives avec 97 sièges sur 395. Mansouri devra constituer une coalition parlementaire et superviser les préparatifs du Maroc en vue de l’accueil de la Coupe du monde 2030.

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Un homme portant une tenue traditionnelle marocaine est assis devant le drapeau marocain. Le contexte rattache l’image à un article sur la nomination de Fatima Zahra Mansouri à la tête du gouvernement par le roi du Maroc.

Le roi Mohammed VI a nommé, mardi 29 septembre 2026, Fatima Zahra Mansouri à la tête du gouvernement marocain. Elle devient la première femme à occuper ce poste dans l’histoire du pays et a été chargée de former le nouveau gouvernement après les élections législatives remportées par le Parti authenticité et modernité.

La nomination royale et les consultations pour former le gouvernement

Le ministère de la Maison royale, du Protocole et de la Chancellerie a annoncé que le roi avait reçu Mansouri au palais royal de Rabat et l’avait nommée à la tête du gouvernement en vertu de l’article 47 de la Constitution. Mansouri est coordinatrice du directoire collectif du Parti authenticité et modernité, arrivé en tête des élections. La nomination royale la charge de consulter les partis politiques afin de former une coalition majoritaire à la Chambre des représentants.

Le Mouvement populaire a obtenu 29 sièges, l’Union socialiste des forces populaires 26, le Parti du progrès et du socialisme 19 et l’Union constitutionnelle 17 sièges, tandis que les sièges restants ont été répartis entre d’autres partis et coalitions. Les élections législatives se sont tenues le 23 septembre 2026, avec la participation de 27 partis en lice pour les sièges de la Chambre des représentants.

La baisse de la participation met le nouveau gouvernement à l’épreuve

La participation s’est élevée à environ 38 %, contre quelque 50 % lors des élections de 2021. Ce recul place l’élargissement de la participation politique et le rétablissement de la confiance des électeurs parmi les dossiers auxquels le nouveau gouvernement devra s’atteler.

Avant sa nomination, Mansouri dirigeait le ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville. Elle avait également été maire de Marrakech. Le Parti authenticité et modernité est dirigé par un directoire collectif coordonné par Mansouri, plutôt que par un secrétaire général unique. Le parti a été fondé en 2008 par Fouad Ali el-Himma, devenu par la suite conseiller du roi.

Le nouveau gouvernement devra gérer des dossiers économiques et sociaux, notamment l’emploi, les salaires et le coût de la vie, tout en supervisant les investissements et les projets liés aux préparatifs du Maroc pour participer à l’accueil de la Coupe du monde de football 2030 aux côtés de l’Espagne et du Portugal.

La nomination de Mansouri marque le passage de l’annonce des résultats électoraux à la négociation de la composition de la coalition gouvernementale et de la répartition des portefeuilles ministériels. La cheffe du gouvernement désignée devra réunir une majorité parlementaire avant de soumettre le programme du nouveau gouvernement à la Chambre des représentants pour obtenir sa confiance, conformément aux procédures constitutionnelles.