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Macron se félicite d’un éventuel retour du Royaume-Uni dans l’Union européenne

Le président français Emmanuel Macron s’est félicité de la possibilité d’un retour du Royaume-Uni dans l’Union européenne, alors que le débat britannique sur ses relations avec le bloc reprend. Il a critiqué les résultats du Brexit et les promesses qui ont accompagné sa campagne, tandis que le Premier ministre britannique Andy Burnham s’est engagé à étudier des options allant du maintien hors de l’Union au retour à l’adhésion.

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Le président français Emmanuel Macron s’exprime devant un pupitre, avec les drapeaux de la France, de l’Allemagne et de l’Union européenne derrière lui.

Le président français Emmanuel Macron s’est félicité mercredi de la possibilité d’un retour du Royaume-Uni dans l’Union européenne s’il décidait de rejoindre à nouveau le bloc, alors que le Brexit est revenu dans le débat politique britannique, avec plusieurs options avancées pour l’avenir des relations entre Londres et ses partenaires européens, jusqu’à la possibilité de retrouver le statut de membre.

Macron se félicite d’un retour du Royaume-Uni dans l’Union

Lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez à Madrid, Macron a déclaré que le retour du Royaume-Uni dans l’Union européenne « serait une excellente nouvelle et une bonne décision ». Sánchez a soutenu la position du président français, qui s’est dit favorable au retour du Royaume-Uni s’il choisissait de rejoindre à nouveau l’Union.

Macron a souligné que Londres ne pouvait pas choisir certaines des libertés offertes par l’Union européenne tout en restant en dehors du cadre de l’adhésion et des obligations qui lui sont liées. Il a déclaré: « Nous pouvons voir les limites de ce que la Grande-Bretagne peut faire lorsqu’elle veut renouer avec nous tout en restant en dehors de l’Union, car on ne peut pas choisir les libertés offertes par l’Union…

On ne peut pas décider de prendre ce qui nous convient et de laisser le reste ». Avant la conférence de presse, le président français avait tenu des propos plus virulents lors d’une rencontre avec des étudiants de l’université Complutense de Madrid, mardi soir, dans le cadre de sa visite officielle en Espagne. Il avait qualifié le Brexit de « plus grand mensonge des trente dernières années » et décrit la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne comme une « exception catastrophique ».

Macron a critiqué les promesses qui avaient accompagné la campagne en faveur de la sortie du bloc, déclarant: « Ceux qui disaient: nous serons plus riches, dix ans plus tard, le produit intérieur brut a reculé de huit points. Ils disaient: nous réglerons le problème de l’immigration, mais il est devenu plus complexe qu’auparavant. Ils disaient: nous connaîtrons un immense succès dans le commerce international, mais la situation est devenue pire ».

Burnham présente les options des relations avec l’Europe

Les déclarations de Macron sont intervenues alors que le Premier ministre britannique Andy Burnham annonçait son intention de présenter plusieurs options concernant les relations à long terme entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Elles comprennent le maintien du Royaume-Uni en dehors du bloc, le renforcement de la coopération par l’union douanière ou le marché unique, ainsi que la possibilité d’« aller jusqu’au bout » et de revenir dans l’Union.

Dans un entretien accordé mercredi à la radio BBC, Burnham a déclaré que la Grande-Bretagne pouvait « aller jusqu’au bout », faisant référence à la possibilité de réexaminer son adhésion à l’Union européenne. Il a confirmé que le gouvernement étudierait les options possibles, ainsi que les avantages et les inconvénients de chacune, avant de définir l’orientation future des relations avec le bloc.

Londres et Bruxelles réajustent leurs relations

Depuis, Londres et Bruxelles s’emploient à réajuster leurs relations par de nouveaux accords et dispositifs portant notamment sur le commerce, l’énergie, l’immigration et la mobilité.

La Grande-Bretagne et l’Union européenne se préparent à tenir un sommet prévu en novembre prochain, afin d’examiner de nouveaux domaines de coopération entre les deux parties, parallèlement à la reprise du débat britannique sur les options disponibles pour les relations à long terme avec le bloc européen.