La Corée du Nord a lancé samedi matin, 3 octobre 2026, un missile balistique depuis la région de Wonsan, située sur sa côte orientale, vers la mer de l’Est, a annoncé l’état-major interarmées sud-coréen. Il s’agit du dernier tir effectué par Pyongyang ces dernières semaines.
L’armée sud-coréenne identifie le type du missile et son site de lancement
L’armée sud-coréenne avait d’abord annoncé, dans une alerte initiale, avoir détecté le lancement d’un projectile non identifié vers la mer, avant d’indiquer dans une mise à jour qu’il s’agissait d’un missile balistique lancé depuis les environs de Wonsan vers 6 h 30, heure locale. L’état-major interarmées a déclaré que les autorités militaires continuaient d’analyser le type du missile, la distance parcourue, l’altitude maximale atteinte et le lieu de sa chute.
Les services de renseignement sud-coréens et américains procèdent à une analyse conjointe des caractéristiques du missile et des éléments liés au lancement. L’état-major a ajouté que l’armée avait renforcé la surveillance et la vigilance par précaution face à la possibilité de nouveaux tirs nord-coréens, précisant que la Corée du Sud, les États-Unis et le Japon échangeaient des informations sur le missile et maintenaient leur état de préparation.
Le lancement intervient après un précédent essai de missile
Le lancement est intervenu 13 jours après que la Corée du Nord a tiré deux missiles balistiques à courte portée depuis la région de Wonsan vers la mer de l’Est, le 20 septembre, avec un intervalle d’environ trois heures entre les deux tirs.
Deux jours après les tirs du 20 septembre, les médias officiels nord-coréens ont annoncé que l’administration des missiles avait testé avec succès une nouvelle arme en présence du dirigeant Kim Jong-un. Pyongyang n’a pas nommé le système dans son compte rendu écrit, mais a qualifié l’essai de très important pour le développement de la technologie des systèmes d’armes.
Selon le compte rendu officiel du précédent essai, Kim Jong-un a déclaré que l’opération constituait une démonstration d’une technologie de défense avancée et une modernisation des forces armées. Il a lié le développement du système au renforcement de la préparation militaire de son pays et au développement futur de ses capacités. La région de Wonsan est régulièrement utilisée pour les tirs de missiles nord-coréens vers la mer de l’Est, ce qui permet de tester les trajectoires de vol et la portée, ainsi que le fonctionnement de plateformes de lancement mobiles.
L’armée sud-coréenne n’a pas encore annoncé la classification détaillée du missile lancé samedi ni les caractéristiques définitives de sa trajectoire, alors que l’analyse militaire conjointe se poursuit.