Le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a dénoncé, samedi 3 octobre 2026, un rapport présenté par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à l’Assemblée générale sur la situation des droits humains dans le pays, l’accusant de déformer la réalité, selon l’Agence centrale de presse coréenne.
Le rapport de Guterres devant l’Assemblée générale
Le rapport replace le dossier des droits humains en Corée du Nord devant l’Assemblée générale, tandis que Pyongyang rejette les critiques internationales visant son bilan en matière de droits humains et conteste l’exactitude des rapports de l’ONU sur la situation intérieure.
Des rapports distincts de l’ONU sur la Corée du Nord
Le rapport constitue un document distinct de celui de la rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits humains en Corée du Nord, Elizabeth Salmon, présenté au Conseil des droits de l’homme en février 2026. La rapporteuse avait déclaré que la situation générale des droits humains au cours des dix années précédentes ne s’était pas améliorée et qu’elle s’était détériorée à plusieurs égards, malgré quelques améliorations limitées dans certains domaines.
Dans une déclaration publiée après une mission menée en février 2026, la rapporteuse spéciale a également appelé à autoriser une surveillance régulière et indépendante par les mécanismes des droits humains de l’ONU. Elle a fait état de restrictions à la liberté de circulation et de la persistance des difficultés rencontrées par les citoyens pour quitter le pays.
La dernière réponse illustre la persistance du différend entre Pyongyang et l’ONU sur l’évaluation de la situation des droits humains. Les autorités nord-coréennes continuent de rejeter les conclusions des rapports internationaux, qu’elles qualifient d’image inexacte du pays.