Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé mercredi avoir ciblé deux navires de guerre américains et deux pétroliers dans le détroit d’Ormuz, affirmant que les bâtiments avaient été endommagés par des missiles balistiques. Les États-Unis ont en revanche démenti qu’un de leurs navires ait été touché, alors que des responsables américains évoquent le développement des capacités iraniennes de missiles antinavires.
Les Gardiens de la révolution relient l’attaque à la destruction de pétroliers iraniens
Les Gardiens de la révolution ont déclaré que l’attaque répondait à la destruction par les États-Unis de cinq pétroliers iraniens. Ils ont ajouté que les deux navires de guerre transportaient des missiles de croisière et le système de défense « Aegis », et qu’ils avaient été ciblés après avoir tenté de franchir ce qu’ils ont qualifié de zone interdite et dangereuse. Washington n’a pas confirmé la version iranienne.
Des rapports américains font état de progrès des missiles iraniens
Le 8 septembre, un responsable américain aurait démenti qu’un navire ait été touché lors d’une attaque iranienne visant la marine américaine la veille. Ces déclarations contradictoires ont coïncidé avec des rapports faisant état de l’inquiétude de responsables américains face à la possibilité que l’Iran possède des missiles balistiques capables de manœuvrer en vol et d’atteindre des cibles mobiles.
Ces rapports ont lié ces inquiétudes à des informations selon lesquelles certains missiles auraient atteint leur cible, tout en avançant l’hypothèse que Téhéran ait reçu l’aide de la Russie et de la Chine, sans confirmation officielle. L’annonce iranienne place au cœur de la confrontation navale dans le détroit d’Ormuz les capacités de navires dotés de systèmes de défense multicouches.
Toutefois, la divergence entre les versions iranienne et américaine empêche de vérifier, au vu des informations disponibles, si les deux navires ont été touchés et quelle est l’ampleur des dommages annoncés. Cette escalade intervient alors que la marine américaine prévoit, selon des responsables américains, de maintenir au moins jusqu’à la fin de l’année deux groupes aéronavals au Moyen-Orient, près de l’Iran. Cette mesure permettrait à Washington de poursuivre ses opérations militaires si la confrontation se prolonge.