Le gouvernement espagnol a annoncé dimanche que 5321 migrants étaient volontairement retournés de Ceuta au Maroc depuis le 10 août, après la vague d’arrivées qu’a connue la ville fin juillet. Les autorités enregistrent par ailleurs environ un millier d’autres personnes en vue d’achever les procédures de leur retour.
Enregistrement des personnes retournées et retrait des demandes de protection
Le ministre de la Politique territoriale, Ángel Víctor Torres, chargé de diriger la réponse du gouvernement à la crise, a déclaré que 90 personnes avaient retiré les demandes de protection internationale qu’elles avaient déposées, tandis que l’enregistrement des personnes souhaitant rentrer se poursuit. Les estimations du gouvernement central et des autorités locales divergent quant au nombre de migrants encore présents à Ceuta.
Le ministère entend porter cette capacité à 6000 places dans un avenir proche. Ceuta est régulièrement le théâtre de manifestations organisées par des habitants, alors que des migrants campent sur les plages et que d’autres dorment dans les rues. Les manifestants accusent le gouvernement d’abandonner la ville face aux charges liées à la crise humanitaire.
La vague de juillet et les procédures de détermination du statut juridique
Les 30 et 31 juillet, Ceuta avait connu l’arrivée de plus de 70 000 migrants, dont la plupart sont retournés au Maroc dans les heures suivantes. Les autorités espagnoles ont dû vérifier l’identité des milliers de personnes restées dans la ville afin de déterminer si elles pouvaient bénéficier de l’asile, tandis que les mineurs non accompagnés ne peuvent pas être renvoyés immédiatement.
Le gouvernement fait l’objet de critiques concernant le rythme des retours de migrants, ainsi que de questions sur sa connaissance préalable de la vague d’arrivées et sur un éventuel rôle du Maroc. La crise accentue la pression politique sur le Premier ministre Pedro Sánchez, à un an des prochaines élections.