Les affrontements militaires se poursuivent au Yémen entre les forces gouvernementales et le mouvement Ansar Allah, les houthis, avec des frappes contre des positions sur la côte ouest. L’ONU a confirmé que la vague de déplacements liée à l’escalade avait contraint 150 000 personnes à quitter leurs régions.
Les opérations gouvernementales sur la côte ouest
Les opérations se concentrent dans des zones des gouvernorats de Taëz et de Hodeïda. Ces derniers jours, les forces gouvernementales ont annoncé avoir ciblé des positions, des rassemblements et des véhicules appartenant aux houthis à Mokha, Dhou Baba et sur d’autres fronts de la côte ouest. Le porte-parole militaire des forces gouvernementales, le colonel d’état-major Majed Abdallah al-Nouzaïli, avait annoncé le début des bombardements de zones côtières contrôlées par les houthis et appelé les civils à éviter les routes Taëz-Mokha et Mokha-Dhou Baba, ainsi qu’à s’éloigner des positions et rassemblements militaires.
Les forces ont expliqué que la pression des attaques les avait poussées à se redéployer sur de nouvelles lignes défensives afin de préserver leurs capacités et d’éviter l’encerclement de leurs unités. Cette évolution est intervenue après l’avancée des houthis dans des zones auparavant contrôlées par les forces gouvernementales le long de la côte ouest.
Les évolutions sur le terrain ont coïncidé avec l’aggravation des besoins humanitaires des déplacés, notamment en matière d’hébergement, de nourriture, d’eau potable, de soins de santé et de services de protection. Les familles continuent de quitter les zones de combat de Taëz et de Hodeïda pour rejoindre des sites plus sûrs.