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Tourisme et voyages

Guide des règles de savoir-vivre dans les trains et les bus en présence d’inconnus

Quelques règles simples concernant les sièges, les bagages, le bruit, la nourriture et la propreté contribuent à rendre les trajets collectifs plus agréables. Le savoir-vivre dans les transports consiste notamment à laisser les passagers descendre avant de monter, à ne pas réserver les sièges avec des bagages, à utiliser des écouteurs, à respecter l’espace personnel et à gérer calmement les situations embarrassantes.

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Un homme assis dans une voiture de train mange un sandwich emballé tout en utilisant un ordinateur portable. Des sièges, des fenêtres et une petite tablette latérale sont visibles.

Pendant les trajets, les trains et les bus deviennent des espaces partagés où des dizaines d’inconnus cohabitent durant plusieurs heures, ce qui rend le comportement de chaque passager directement important pour le confort des autres. Le savoir-vivre commence par des détails qui semblent simples, comme le ton de la voix, la manière de s’asseoir et l’endroit où placer son sac, mais ils peuvent faire la différence entre un voyage calme et un autre éprouvant et plein de tensions.

Alors que les voyages durables en train et en bus gagnent en popularité dans le monde, l’importance des règles tacites qui régissent les interactions dans les transports collectifs s’affirme. Tenir compte des autres ne signifie pas renoncer à son confort personnel, mais utiliser avec courtoisie l’espace dont on dispose et ne pas transformer ses besoins individuels en source de gêne pour les autres passagers.

Respecter l’espace et les accoudoirs

Le respect de l’espace personnel figure au premier rang de ces règles. Le passager doit éviter de déborder de son siège, d’écarter largement les genoux ou d’incliner son corps dans l’espace réservé à son voisin. Se tenir correctement, en gardant les jambes et les bras dans les limites de son siège, constitue l’une des formes les plus simples de respect de l’espace partagé.

Dans les rangées de deux ou trois sièges, le passager assis au milieu bénéficie d’une priorité tacite sur l’utilisation des deux accoudoirs qui l’entourent. Cette règle vise à compenser le fait qu’il ne peut pas s’appuyer contre la fenêtre, contrairement au passager assis à côté, ni profiter de la liberté de mouvement dont dispose celui qui se trouve près de l’allée. Il convient de faire preuve d’un peu d’attention avant d’incliner le dossier vers l’arrière.

Il est préférable que le passager se retourne d’abord pour vérifier que la personne derrière lui n’utilise pas la tablette pour travailler sur son ordinateur portable ou manger. Le passager arrière peut être suffisamment grand pour que l’inclinaison du siège heurte ses genoux ou réduise fortement l’espace dont il dispose. Le savoir-vivre commence avant même d’atteindre son siège.

Priorité à la descente et rangement des bagages

  • À l’ouverture des portes du train ou du bus, la priorité revient aux passagers qui descendent. Il faut leur laisser suffisamment d’espace pour sortir avant de commencer à monter. Le respect de cette règle évite les bousculades près des portes et l’obstruction des couloirs, tout en accélérant la circulation des passagers au lieu de la ralentir. Une fois à bord, il ne faut pas utiliser son sac pour réserver le siège voisin ou empêcher quelqu’un de s’y asseoir.

  • À moins d’avoir payé deux billets, le voyageur doit immédiatement déplacer son sac vers l’espace prévu pour les bagages et laisser les sièges libres pour les passagers, en particulier lorsque la voiture est bondée. Un rangement efficace consiste à placer les sacs volumineux et lourds sur les étagères inférieures ou dans les espaces prévus à cet effet près de l’entrée de la voiture.

  • Les petites étagères situées au-dessus des sièges doivent plutôt être réservées aux bagages à main et aux manteaux. Cette répartition permet d’utiliser efficacement les espaces de rangement et de limiter le désordre à bord. Il ne faut pas non plus laisser de sacs ou de cabas dans les couloirs, car ils gênent les déplacements des voyageurs et du personnel de bord.

Il ne s’agit pas seulement d’une gêne quotidienne: des bagages placés sur le passage peuvent constituer un danger en cas d’urgence nécessitant d’évacuer le couloir ou de se déplacer rapidement. Avec la généralisation des téléphones et des appareils intelligents, le bruit électronique est devenu l’une des principales sources de gêne dans les transports.

Réduire le bruit et respecter les voitures silencieuses

Il faut donc utiliser des écouteurs pour regarder des vidéos ou écouter de la musique, et ne pas passer d’appels vidéo en mode haut-parleur. Il est également important de régler le volume afin que le son ne se propage pas jusqu’aux sièges voisins. Quant aux appels téléphoniques ordinaires, il est préférable qu’ils soient courts et passés à voix basse, en évitant de discuter de questions personnelles ou de détails privés à portée de voix de tous.

Dans les trains, il est possible de se rendre dans l’espace entre les voitures lorsqu’un long appel est indispensable, plutôt que d’imposer aux passagers alentour d’entendre une conversation à laquelle ils ne souhaitent pas prendre part. Les règles sont encore plus strictes lorsqu’on a réservé une place dans une voiture silencieuse. Dans ces voitures, les appels sont censés être évités, tous les appareils réglés en mode silencieux et le silence préservé autant que possible.

Choisir sa nourriture et gérer les odeurs à bord

Si un bref échange est nécessaire, il doit se faire à voix chuchotée afin de ne pas détourner le lieu de sa fonction. Les espaces clos des trains et des bus sont rapidement imprégnés par les odeurs de nourriture. Il est donc préférable de choisir des repas légers et froids, qui ne produisent ni bruits gênants ni odeurs fortes.

À l’inverse, mieux vaut éviter les plats de restauration rapide frits, les fruits de mer et les aliments contenant de l’ail ou de l’oignon, car leur odeur peut se répandre dans toute la voiture et persister longtemps. La même prudence s’applique aux parfums et aux désodorisants: il est recommandé de ne pas diffuser de senteurs fortes dans le train ou le bus.

Ces produits peuvent gêner certains passagers ou déclencher chez eux des difficultés respiratoires. À la fin du trajet, il faut ramasser les restes de nourriture et ses déchets personnels et les emporter en partant, plutôt que de les laisser sur les tables ou les sièges. Parmi les règles de propreté et de savoir-vivre figure également l’interdiction de retirer ses chaussures ou ses chaussettes à bord.

Poser ses pieds, chaussés ou en chaussettes, sur les sièges d’en face est également un comportement inacceptable, car cela salit les biens publics et gêne les passagers qui utiliseront ensuite ces sièges. Des situations embarrassantes peuvent survenir pendant le trajet et doivent être gérées calmement pour ne pas dégénérer en dispute.

J’ai mal à la tête, pourriez-vous baisser un peu le volume?

Si un voyageur trouve quelqu’un assis à la place qu’il a réservée, il peut montrer calmement son billet et dire: « Je crois qu’il y a un petit malentendu, cette place est indiquée sur mon billet », ce qui permet de régler la situation sans accusation ni escalade.

Si un passager voisin s’endort et commence à se pencher sur les autres, on peut l’avertir en lui touchant très doucement l’épaule ou en se raclant discrètement la gorge, plutôt que de le réveiller brusquement et de le mettre mal à l’aise. Tous ces comportements reposent sur une même règle: traiter les autres, dans l’espace partagé, comme on souhaiterait être traité, en respectant les limites des sièges, la propreté des lieux et le passage de chacun.