Le président libanais Joseph Aoun a annoncé, mercredi 23 septembre 2026, que le Liban était prêt à accueillir toute force internationale appelée à remplacer la Force intérimaire des Nations unies au Liban, la FINUL, si son mandat ne pouvait être prolongé. Il a averti que son départ sans la formation d’une force de remplacement créerait un vide préjudiciable à la sécurité et à la stabilité de la région.
Aoun fixe les conditions de la force internationale de remplacement
Aoun a exprimé cette position lors de son entretien au palais présidentiel avec le conseiller principal du gouvernement britannique pour les affaires de défense au Moyen-Orient, l’amiral Edward Ahlgren. Le président libanais a déclaré que son pays accueillerait toute force appelée à remplacer la FINUL si son mandat ne pouvait être prolongé, à condition qu’elle poursuive la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité et aide l’armée libanaise à étendre l’autorité de l’État sur les territoires du sud jusqu’aux frontières internationalement reconnues.
Aoun a mis en garde contre les conséquences d’une non-prolongation du mandat de la force internationale sans solution de remplacement, estimant que cela créerait un vide sécuritaire, notamment en raison de la présence continue des forces israéliennes dans des villages et localités du sud du Liban. Le président libanais a accusé Israël de refuser d’appliquer l’« accord-cadre » conclu lors des négociations libano-américano-israéliennes à Washington.
Il a déclaré qu’Israël ne respectait pas le cessez-le-feu et ne cessait de détruire et de raser des habitations, tout en ne prenant aucune mesure pour régler les points litigieux de la « ligne bleue » ni pour rendre les prisonniers libanais. Aoun a estimé que ces pratiques israéliennes maintenaient la tension dans le sud du Liban, malgré les efforts déployés par l’État libanais pour mettre en œuvre les dispositions de l’accord-cadre.
La Grande-Bretagne renouvelle son soutien à l’armée libanaise
De son côté, l’amiral Edward Ahlgren a renouvelé le soutien de la Grande-Bretagne au Liban dans divers domaines, notamment à l’armée libanaise. Il a salué les positions officielles libanaises concernant les derniers développements, en particulier l’affirmation par Aoun de la détermination de l’État à étendre sa souveraineté à l’ensemble de ses frontières méridionales et à éliminer les manifestations armées des villages où l’armée est déployée.
Aoun a informé le responsable britannique de la teneur de la réunion préparatoire tenue à Paris la semaine précédente, en vue de la conférence internationale consacrée au soutien à l’armée libanaise et aux forces de sécurité intérieure. Le Liban a présenté lors de cette réunion un rapport détaillant les besoins des deux institutions, tandis que la présidence libanaise a indiqué que le rapport avait reçu des réactions encourageantes.
Les discussions ont également porté sur les réformes économiques que le gouvernement libanais met en œuvre en coopération avec le Parlement, ainsi que sur les relations libano-syriennes et le niveau de coordination entre les deux pays.