Le président libanais Joseph Aoun a appelé au retour des institutions de l’État dans le sud du Liban, demandant aux ministères de mobiliser leurs moyens pour soutenir les habitants et leur assurer les conditions nécessaires à leur résilience, lors d’une réunion du Conseil des ministres tenue dans un contexte d’escalade israélienne ayant touché plusieurs localités du Sud.
Au début de la réunion, Aoun a déclaré aux habitants du Sud que l’État avait entendu leurs appels et déploierait tous ses efforts pour les soutenir. Il a ajouté que le retour de l’État dans la région était devenu une responsabilité collective et un devoir envers ses habitants, soulignant que le Sud était une partie essentielle du Liban.
Salam propose le déploiement de l’armée et des maisons préfabriquées
Le ministre de l’Information a rapporté que le Premier ministre Nawaf Salam avait déclaré lors de la réunion que la présence de l’armée et des institutions de l’État dans le Sud constituait un facteur de confiance et de réassurance pour les habitants. Salam a souligné la nécessité de fournir des maisons préfabriquées, première étape pour faciliter le retour des citoyens dans leurs villages.
Le Conseil des ministres a également examiné d’autres dossiers, dont des nominations administratives, et approuvé l’ouverture d’un compte pour la radio libanaise afin de lui permettre d’attirer des annonceurs. Il a aussi interdit les transactions immobilières dans les zones occupées par l’armée israélienne.
Les raids israéliens font 19 morts
La tension s’est également intensifiée autour de Tall Ali al-Taher, près de Nabatiyeh. Israël a annoncé avoir imposé ce qu’il a qualifié de « contrôle opérationnel » sur la zone et affirmé y avoir neutralisé des tunnels appartenant au Hezbollah. De son côté, l’armée libanaise a annoncé être prête à prendre le contrôle de la colline, qui compte parmi les points contestés du Sud.
Aoun a fait porter à Israël la responsabilité de l’escalade, appelant les États-Unis et la communauté internationale à intervenir pour mettre fin aux violations. Le Hezbollah affirme que la poursuite des frappes israéliennes vise à faire pression sur le gouvernement libanais au cours de négociations menées sous médiation américaine, tandis qu’Israël affirme que ses opérations ciblent l’infrastructure militaire du parti.