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Sondage: recul du soutien à Trump à l’étranger et hausse de la perception négative d’Israël

Un sondage réalisé par CNN en partenariat avec SSRS montre une baisse du soutien des Américains à la gestion des affaires étrangères et de la guerre contre l’Iran par le président Donald Trump, ainsi qu’un recul du soutien au sein du Parti républicain. Le sondage révèle également une hausse de la proportion de personnes considérant Israël comme un ennemi, à moins de 50 jours des élections de mi-mandat au Congrès.

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Donald Trump se tient derrière une tribune portant l’emblème des Nations unies et s’exprime devant deux microphones dans une salle de l’ONU.

Un nouveau sondage montre un recul du soutien des Américains à la manière dont le président Donald Trump gère les affaires étrangères et la guerre contre l’Iran, y compris parmi certains républicains, alors que la proportion de ceux qui considèrent Israël comme un ennemi augmente. Ces résultats interviennent à moins de 50 jours des élections de mi-mandat au Congrès américain.

Recul du soutien à Trump sur la politique étrangère

29%
تأييد تعامل ترمب مع الشؤون الخارجية

Selon le sondage réalisé par CNN en partenariat avec SSRS, seuls 29 % des adultes américains approuvent la manière dont Trump gère les affaires étrangères, contre 71 % qui la désapprouvent. Il s’agit du plus faible taux de soutien enregistré pour le président sur ce dossier dans les sondages de la chaîne au cours de ses deux mandats.

Le soutien à la gestion par Trump de la situation en Iran a également reculé: 26 % des Américains l’approuvent, contre 33 % un mois après le début de la guerre. Autre signe de l’ampleur des doutes sur la politique suivie, les trois quarts des Américains estiment que le président ne dispose pas d’un plan clair pour gérer la situation en Iran. Le recul s’est également étendu aux rangs du Parti républicain.

En mars dernier, 73 % des républicains approuvaient la manière dont Trump gérait la guerre contre l’Iran, contre 60 % actuellement. Ces chiffres témoignent d’un changement d’attitude d’une partie de la base du parti, qui soutenait davantage les politiques du président. La division était plus nette parmi les républicains les plus jeunes et ceux qui n’appartiennent pas au mouvement « Make America Great Again », connu sous l’acronyme MAGA.

Parmi les républicains et les électeurs proches du parti âgés de moins de 45 ans, 53 % désapprouvent la gestion de la guerre par Trump. La proportion d’opposants atteint 54 % chez les républicains qui n’appartiennent pas au mouvement. Les résultats montrent un pessimisme croissant quant à l’issue de la guerre: 78 % des Américains estiment que Trump n’en fait pas assez pour y mettre fin.

Près de 7 participants sur 10 s’attendent également à ce que le conflit se prolonge probablement pendant longtemps, tandis que 32 % jugent très probable que la guerre se poursuive sur une longue période, soit le taux le plus élevé enregistré par cet indicateur depuis son début. L’évaluation du coût de la guerre varie selon l’affiliation politique. Ainsi, 55 % des républicains estiment qu’elle en valait le coût, contre 97 % des démocrates qui pensent le contraire.

Quelque 82 % des indépendants partagent cette dernière position, ce qui illustre l’écart important entre la base républicaine et ses adversaires concernant l’utilité du conflit et ses conséquences. Les changements ne concernent pas seulement l’évaluation de la politique étrangère de l’administration Trump, mais aussi la perception qu’ont les Américains d’Israël.

Hausse de la perception négative d’Israël

Un écart similaire apparaît selon l’âge: 23 % des Américains de moins de 45 ans qualifient Israël d’ennemi, contre 9 % en mars 2025. Ces résultats interviennent alors que Trump et les républicains intensifient leurs dépenses en vue des élections de mi-mandat.

Le sondage précède la bataille des élections au Congrès

Selon un article du Washington Post, les alliés du président ont investi plus de 130 millions de dollars dans des publicités électorales au cours du seul mois de septembre, dans un contexte d’inquiétude des républicains quant à l’effet des politiques du président sur la popularité du parti. Cette inquiétude fait du financement électoral l’un des principaux enjeux de la compétition avec les démocrates, tandis que les républicains utilisent largement les dépenses publicitaires pour tenter de préserver leur majorité au Congrès.

Les résultats du sondage placent la politique étrangère, la guerre contre l’Iran et la perception d’Israël parmi les dossiers qui influencent le climat politique avant le scrutin.