Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane ont affirmé la volonté de leurs deux pays de garantir la sécurité et la liberté de la navigation maritime dans les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb ainsi qu’en mer Rouge, lors de discussions tenues mardi au Caire dans le cadre d’une visite de travail du prince héritier saoudien en Égypte.
Coordination égypto-saoudienne face aux tensions régionales
Les discussions ont porté sur les relations stratégiques entre les deux pays et les moyens de les développer, ainsi que sur les évolutions au Moyen-Orient et les défis liés aux tensions régionales dans le contexte de la guerre américaine contre l’Iran. Les deux parties ont insisté sur la nécessité d’intensifier la coordination et les échanges concernant les dossiers liés à la sécurité et à la stabilité de la région.
Le porte-parole de la présidence égyptienne, Mohamed al-Chenaoui, a déclaré qu’al-Sissi avait renouvelé le soutien de l’Égypte à l’Arabie saoudite et aux pays arabes face aux circonstances régionales, et confirmé son appui aux mesures prises par le royaume pour protéger sa sécurité et sa stabilité.
Convergence de vues sur le Yémen et le règlement de la question palestinienne
Il a ajouté que le président égyptien soutenait l’adoption d’une solution politique globale et durable à la crise yéménite, tandis que Ben Salmane a exprimé sa reconnaissance pour les positions du Caire en faveur de la stabilité et de la paix régionales. Sur le dossier palestinien, les deux parties ont affirmé la concordance des positions de l’Égypte et de l’Arabie saoudite en faveur d’un règlement juste et global fondé sur la solution à deux États et les résolutions de la légitimité internationale.
Concernant le Soudan, al-Sissi et Ben Salmane ont réaffirmé le soutien continu de leurs deux pays à sa sécurité et à sa stabilité, et rejeté toute assimilation entre les forces armées soudanaises et les milices ou entités parallèles illégales. Ils ont souligné que menacer l’unité du Soudan et l’intégrité de son territoire constituait un danger pour la sécurité collective de l’Égypte, de l’Arabie saoudite et des pays de la région.