Les ministres des Affaires étrangères de l’Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan ont discuté des préparatifs d’une réunion urgente des chefs d’état-major des trois pays, afin d’examiner les moyens de soutenir le royaume en vertu de l’accord de La Mecque sur la défense commune, alors que les attaques des Houthis contre le territoire saoudien s’intensifient. Les ministres ont condamné les attaques visant La Mecque ainsi que des installations civiles et économiques, et affirmé le droit de l’Arabie saoudite à défendre sa sécurité.
L’accord de La Mecque et le mécanisme de défense commune
L’accord, signé le 7 août 2026, prévoit qu’une attaque contre l’une des parties soit considérée comme une attaque contre l’ensemble des parties. Les Houthis ont déclaré avoir lancé jeudi des dizaines de missiles et de drones contre des cibles saoudiennes, tandis que les autorités saoudiennes ont annoncé avoir intercepté six missiles balistiques, après l’émission d’alertes d’urgence concernant notamment La Mecque, Djeddah et Yanbu.
Le grand mufti d’Arabie saoudite, cheikh Saleh al-Fawzan, a appelé les forces à rester fermes et à se tenir prêtes à sacrifier leur vie pour défendre le pays.
De son côté, le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que les Houthis étaient responsables de leurs actes, dans une tentative de distancier Téhéran des agissements du groupe.