L’Arabie saoudite a annoncé, jeudi 24 septembre 2026, avoir intercepté et détruit six missiles balistiques qui, selon elle, avaient été lancés par le groupe Ansar Allah (les Houthis) en direction de Taïf et de Yanbu. Le groupe a de son côté annoncé avoir mené des attaques visant Riyad et des installations de la société Aramco à Yanbu, alors que les affrontements militaires s’intensifient au Yémen et que leurs répercussions sécuritaires s’étendent au-delà de ses frontières.
Le porte-parole de la coalition de soutien à la légitimité au Yémen, le général de brigade Turki al-Malki, a déclaré que les défenses aériennes saoudiennes avaient déjoué une tentative visant Taïf et Yanbu après avoir intercepté et détruit les six missiles. Il a ajouté que l’escalade et les violations commises par les Houthis « seront traitées avec fermeté ».
Les alertes précèdent la levée des avertissements dans plusieurs régions saoudiennes
L’annonce de la coalition avait été précédée par des alertes diffusées par la plateforme nationale d’alerte précoce en cas d’urgence. Elles concernaient la ville de La Mecque ainsi que les gouvernorats de Taïf, Djeddah et Yanbu et la région de Tabuk. La Défense civile saoudienne a ensuite annoncé la fin du danger et la levée des avertissements émis pendant la période de menace.
De leur côté, les Houthis ont déclaré avoir mené des attaques au moyen de missiles et de drones contre ce qu’ils ont qualifié de « cible sensible » dans la capitale saoudienne, Riyad, ainsi que contre des installations de la société Aramco dans la ville de Yanbu, située sur la côte de la mer Rouge. Ces éléments restent le récit présenté par le groupe concernant les cibles qu’il affirme avoir attaquées.
Une précédente salve avait vu l’interception d’un missile en direction de Riyad
Cette évolution intervient quelques jours après une précédente série d’attaques. L’Arabie saoudite avait annoncé, le 19 septembre 2026, l’interception d’un missile balistique lancé en direction de Riyad. La coalition avait également déclaré que les défenses aériennes avaient déjoué des tentatives visant des civils et des biens civils à Bich, Taïf, Farasan et Yanbu. Le même jour, le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Sarea, avait déclaré que le groupe avait mené deux opérations au moyen d’un grand nombre de missiles balistiques et de croisière ainsi que de drones.
Il avait ajouté que la première opération visait, selon son récit, des sites sensibles à Riyad, tandis que la seconde ciblait Aramco à Yanbu. Sarea avait déclaré que les deux opérations du 19 septembre étaient une réponse aux accusations selon lesquelles le groupe aurait tenté de viser La Mecque, ainsi qu’aux frappes aériennes qui, selon lui, avaient ciblé des zones contrôlées par les Houthis.
Il avait également annoncé que le groupe continuerait de viser ce qu’il a qualifié de concentrations militaires saoudiennes jusqu’à la fin du blocus. De son côté, le gouvernement yéménite avait condamné, le 20 septembre, le lancement d’un missile balistique en direction de Riyad et les tentatives visant d’autres villes et régions saoudiennes. Il avait annoncé sa solidarité avec le royaume et son soutien aux mesures prises pour protéger son territoire et sa population.
Le gouvernement yéménite condamne les attaques et soutient les mesures saoudiennes
Le gouvernement a tenu les Houthis pour responsables des attaques et de leurs conséquences, et a accusé l’Iran de continuer à apporter un soutien militaire au groupe. L’échange d’attaques intervient alors que les affrontements entre les forces gouvernementales yéménites et les Houthis se poursuivent sur plusieurs fronts, dans un contexte de répercussions sécuritaires et humanitaires croissantes.
Le ciblage de zones situées en Arabie saoudite ajoute une nouvelle dimension régionale à l’escalade, notamment avec la répétition de menaces annoncées contre des villes et des installations situées sur la côte de la mer Rouge.