Les forces armées iraniennes ont annoncé être pleinement prêtes à faire face à toute nouvelle attaque américaine ou israélienne, promettant une riposte plus puissante, plus étendue et plus précise, alors que les avertissements militaires mutuels se multiplient au sujet d’une éventuelle reprise de la confrontation directe.
Le porte-parole des forces armées iraniennes, le général de brigade Abolfazl Shekarchi, a déclaré lors d’une interview télévisée samedi 26 septembre que les forces iraniennes étaient désormais plus puissantes qu’avant les précédents cycles de combats et qu’elles avaient achevé ce qu’il a décrit comme les préparatifs nécessaires pour faire face à toute attaque éventuelle. Shekarchi a ajouté que toute erreur dans les calculs ou les évaluations stratégiques des États-Unis entraînerait une riposte différente des frappes précédentes. Il a déclaré que les frappes iraniennes seraient alors « plus puissantes, plus étendues, plus dispersées et plus précises », selon ses termes.
Développement des missiles et des drones
Le porte-parole militaire a affirmé que l’Iran avait continué à développer son arsenal après les précédentes confrontations, soulignant que les missiles et les drones iraniens étaient devenus plus avancés et plus puissants. Il a ajouté que les forces armées avaient préparé ce qu’il a qualifié de « surprises » pour leurs adversaires et qu’elles riposteraient à toute nouvelle attaque en utilisant des technologies militaires jamais employées auparavant.
Shekarchi a expliqué que le renforcement des capacités militaires iraniennes était lié à l’adoption de méthodes de guerre asymétrique et à une dépendance accrue à l’égard de l’industrie de défense nationale. Il a déclaré que les efforts visant à développer les capacités de combat et à utiliser de nouvelles technologies avaient commencé pendant la guerre Iran-Irak dans les années 1980, citant le lancement du programme iranien de missiles durant cette période.
Évolution de la doctrine militaire iranienne
Selon Shekarchi, la stratégie de guerre asymétrique consiste à affronter des armes lourdes et coûteuses avec des équipements moins onéreux, mais efficaces et opérationnels. Il a estimé que cette évolution constituait l’un des changements les plus importants apportés à la doctrine militaire iranienne depuis 1979. Au cours de l’interview, Shekarchi a également évoqué le détroit d’Ormuz, affirmant que l’Iran ne permettrait pas aux États-Unis de jouer un rôle dans la gestion de cette voie maritime.
Il a ajouté que les forces iraniennes contrôlaient le détroit, avertissant les navires de ne pas tenter de le franchir par des itinéraires non autorisés par les autorités iraniennes. Les déclarations de Shekarchi sont intervenues quelques jours après la mise en garde du porte-parole des Gardiens de la révolution iraniens, Hossein Mohebbi, selon laquelle toute nouvelle escalade américaine entraînerait une modification de la nature des armes, des tactiques et des cibles iraniennes.
Les Gardiens de la révolution mettent en garde contre l’escalade
Mohebbi a déclaré le 21 septembre que Téhéran utiliserait des armes dotées de nouvelles capacités et pourrait viser des sites n’ayant pas été attaqués auparavant, affirmant que les Gardiens de la révolution étaient prêts à un affrontement de longue durée. Le commandement central militaire iranien avait déclaré le 19 septembre avoir reçu des informations selon lesquelles les États-Unis se préparaient à reprendre leurs frappes contre l’Iran.
Il a averti que toute nouvelle attaque entraînerait des frappes continues contre les bases et les intérêts américains au Moyen-Orient. Il a également menacé de considérer comme parties prenantes les pays qui autoriseraient l’utilisation de leur territoire ou de leurs installations pour soutenir ces opérations.
De son côté, le président américain Donald Trump a déclaré le 20 septembre qu’il était toujours en train de décider de la manière de traiter avec l’Iran et que les options envisagées comprenaient une nouvelle opération militaire, l’imposition de pressions économiques supplémentaires ou la conclusion d’un accord.