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Les pluies menacent les bâtiments et les camps de déplacés dans la bande de Gaza

Les habitants de Gaza font face à des risques croissants à l’approche de la saison des pluies, alors que des centaines de bâtiments menacent de s’effondrer, que les camps de déplacés sont peu protégés et que les installations de traitement et de pompage des eaux usées sont largement hors service. Des données de l’ONU avertissent que les inondations et la contamination de l’eau pourraient aggraver la situation humanitaire et sanitaire dans la bande de Gaza.

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Des bâtiments détruits et d’importants amas de gravats sont visibles dans une zone urbaine, avec des tentes et des abris provisoires parmi les débris.

Les habitants de Gaza et les personnes déplacées dans des sites d’hébergement temporaires font face à des risques croissants à l’approche de la saison des pluies. Les importants dégâts subis par les bâtiments et les réseaux d’assainissement pourraient transformer les précipitations saisonnières en un danger supplémentaire. Des centaines de bâtiments de la ville risquent de s’effondrer, tandis que les camps de déplacés ne disposent pas de moyens suffisants pour se protéger des pluies et des inondations.

Ces inquiétudes surviennent après d’importants dégâts infligés aux infrastructures pendant la guerre menée par Israël à Gaza, notamment aux routes, aux réseaux d’eau et d’assainissement ainsi qu’aux bâtiments résidentiels. L’état des installations endommagées et des abris temporaires accroît les risques pour les familles, exposées au froid et aux infiltrations d’eau, en particulier dans les zones basses et densément peuplées dépourvues de réseaux de drainage adaptés.

Avertissements de l’ONU avant la saison des pluies

Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires a déclaré que la plupart des habitants de Gaza, soit 2,1 millions de personnes, abordaient la saison des pluies dans des sites de déplacement surpeuplés, exposés aux inondations et à la propagation des maladies. Il a indiqué que le manque de financements et les restrictions d’accès ainsi que d’entrée des matériaux et des équipements limitaient la capacité des acteurs humanitaires à prendre les mesures nécessaires avant l’hiver.

Les risques sont aggravés par la présence de milliers de personnes dans des bâtiments endommagés et dangereux, faute d’alternatives de logement. Le 16 septembre 2026, un immeuble résidentiel endommagé de six étages s’est effondré dans le quartier de Tal al-Hawa, à Gaza, faisant, selon la Défense civile, 21 morts, dont 12 enfants, et des dizaines de blessés.

Les dégâts aux bâtiments accroissent les risques d’effondrement

L’ONU a indiqué que les équipes de secours souffraient d’un grave manque de véhicules lourds, d’équipements spécialisés, de carburant et de pièces détachées. Une évaluation détaillée des dégâts, menée par deux organisations humanitaires depuis janvier 2026, a porté sur 38 240 bâtiments comprenant 178 632 logements dans l’ensemble de la bande de Gaza.

L’arrêt des stations d’assainissement menace la santé publique

150 ألف متر مكعب
مياه عادمة غير معالجة يومياً

Cette situation entraîne le rejet quotidien dans l’environnement de plus de 150 000 mètres cubes d’eaux usées non traitées, ce qui accroît les risques de contamination de l’eau et de propagation des maladies, notamment lorsque les pluies provoquent des inondations. Le Fonds des Nations unies pour l’enfance et ses partenaires s’emploient à remettre en service l’installation de traitement des eaux usées de Cheikh Ajline, dans la ville de Gaza. Celle-ci desservait environ 700 000 personnes avant d’être largement endommagée.

Les eaux usées sont actuellement déversées dans le bassin de Cheikh Radwan, construit à l’origine pour recueillir les eaux de pluie, ce qui accroît la pression exercée sur sa capacité à l’approche de la saison des pluies. L’ONU a indiqué que ses partenaires avaient réparé 19 installations d’eau et d’assainissement entre juin et août, mais qu’elles fonctionnaient toujours à capacité réduite en raison du manque d’électricité.

Les préparatifs ont également compris le nettoyage et l’amélioration des canaux d’évacuation des eaux dans certains sites de déplacement, ainsi que la distribution de matériaux destinés à soutenir la réparation des abris. Toutefois, l’ampleur de ces interventions reste limitée par rapport à l’ampleur des besoins.

Les acteurs humanitaires soutiennent le déplacement volontaire des familles vivant dans des bâtiments endommagés ou des zones exposées aux inondations vers des sites plus sûrs, mais le manque de tentes, de bâches de protection et de matériaux d’hébergement entrave ces efforts. Les familles installées dans des bâtiments instables et des tentes temporaires restent exposées au risque d’effondrement des structures, aux infiltrations d’eau de pluie et à la contamination de leur environnement par les eaux usées.