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4 blessés dans des explosions dans un dépôt de munitions à al-Eis, au sud d’Alep

Quatre personnes ont été blessées et l’évacuation des habitations voisines a commencé après une forte explosion, suivie de détonations successives, sur un site militaire dans la région d’al-Eis, au sud d’Alep. Il s’agit du cinquième incident lié à des munitions en Syrie au cours du mois de septembre. La proximité temporelle de ces incidents a relancé les hypothèses d’un sabotage et d’une défaillance technique due au vieillissement des munitions et à leur mauvais stockage.

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Image composite montrant d’importantes explosions nocturnes produisant des flammes et de la fumée au-dessus de bâtiments à al-Eis, au sud d’Alep, avec des traînées lumineuses visibles dans le ciel.

Les équipes d’urgence ont évacué 4 blessés d’un site militaire situé aux abords de la localité d’al-Eis, au sud de la province d’Alep, après une forte explosion suivie d’une série de détonations successives sur le site, le 21 septembre 2026. Les autorités compétentes ont parallèlement commencé à évacuer par précaution les habitations voisines, par crainte de nouvelles évolutions.

Le commandant des opérations d’Alep à la Direction des urgences, Fayçal Mohammad Ali, a déclaré que les équipes sur le terrain avaient évacué les quatre personnes blessées dans l’explosion. Des vidéos largement diffusées montrent des flammes s’élevant du site militaire ainsi que des explosions successives.

Une série d’explosions de munitions en septembre

L’explosion d’al-Eis s’inscrit dans une série d’incidents ayant touché, en septembre, un véhicule chargé de munitions ainsi que des dépôts d’armes et de munitions de l’armée syrienne dans différentes régions. Cette succession a suscité des discussions sur les raisons de leur répétition sur une courte période et dans des zones géographiques éloignées les unes des autres.

La série d’incidents a commencé le 1er septembre, lorsqu’un véhicule chargé de munitions a explosé dans la région de Binnich, dans la campagne d’Idlib. Le 9 du même mois, une autre explosion s’est produite dans un dépôt d’armes et de munitions près de la localité de Sarmada, dans la même campagne. Le 12 septembre, des munitions ont explosé dans un dépôt militaire de la région de Dumayr, dans la campagne de Damas.

L’incident s’est répété le 18 septembre dans un dépôt de munitions de la région d’Ayyach, dans la campagne de Deir ez-Zor, avant les importantes explosions survenues le 21 du même mois dans un dépôt de munitions de la région d’al-Eis, dans le sud de la campagne d’Alep.

Des doutes sur les causes de la répétition des explosions

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مستودعات طالتها الانفجارات

La succession de ces faits a conduit des militants et des blogueurs à douter de leur caractère accidentel. Certains ont estimé que la répétition des explosions dans plus de 3 dépôts en peu de temps pourrait indiquer qu’elles étaient provoquées ou résultaient d’un acte de sabotage. Ces hypothèses restent des opinions relayées sans éléments de preuve établissant la cause des incidents.

Des commentateurs ont dénoncé ce qu’ils ont qualifié de « silence suspect » et le retard des explications officielles du ministère de la Défense. Selon eux, l’institution militaire aurait dû ouvrir une enquête approfondie dès la deuxième explosion et en publier les résultats, afin de limiter la répétition de tels incidents et de « mettre de l’ordre dans la maison ».

Des militants ont également adressé des messages au ministère de la Défense, affirmant que le silence n’était plus une réponse acceptable au regard de la gravité des faits et du bilan de morts et de blessés. Ils ont demandé la publication rapide d’explications révélant les causes réelles, qu’elles soient liées à un acte prémédité ou à une défaillance des méthodes de stockage, afin de limiter les rumeurs et de clarifier ce qui pourrait se produire par la suite.

Les facteurs techniques et le mauvais stockage des munitions

À l’inverse, des observateurs et des personnes intéressées par la question ont appelé à ne pas adopter trop rapidement l’hypothèse d’un « sabotage systématique » sans preuves concrètes. Ils ont demandé qu’une plus grande attention soit accordée aux facteurs techniques et logistiques complexes dans la recherche des causes des explosions répétées.

Les tenants de cette opinion s’appuient sur l’existence en Syrie d’importantes quantités de munitions et de stocks militaires produits il y a plus de 10 ans et conservés dans des conditions inconnues, notamment en ce qui concerne le respect des exigences minimales de sécurité. Ils soulignent également que le déplacement, le regroupement et le stockage de ces stocks au cours de la période actuelle renforcent l’hypothèse selon laquelle les munitions auraient été affectées par un mauvais stockage, les conditions météorologiques et le passage du temps.

Selon cette thèse, la défaillance technique pourrait être l’explication la plus probable de ces incidents, sans écarter la possibilité d’un sabotage, qui nécessite des preuves concluantes pour être établie. Le débat sur les explosions d’al-Eis intervient alors que le ministère de la Défense a annoncé les funérailles de 11 soldats tués dans l’explosion survenue le 18 septembre dans l’un des sites militaires de la région d’Ayyach, à l’ouest de la province de Deir ez-Zor.

La cérémonie officielle s’est tenue samedi au départ de l’hôpital national de la ville de Deir ez-Zor, en présence de plusieurs responsables civils et militaires.