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La Syrie s’attend à l’arrivée de plus d’un milliard de dollars pour créer de nouvelles banques

Le gouverneur de la Banque centrale de Syrie prévoit des flux de capitaux étrangers pour créer de nouvelles banques en Syrie, affirmant qu’il n’existe pas de risques financiers puisque la loi autorise l’investisseur étranger à conserver 60 % du capital libéré en devises.

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La Syrie s’attend à l’arrivée de plus d’un milliard de dollars pour créer de nouvelles banques

Le gouverneur de la Banque centrale de Syrie, Mohammed Safwat Raslan, a estimé dimanche que les capitaux étrangers entrant en Syrie pour créer de nouvelles banques dépasseraient un milliard de dollars, précisant que certaines banques jordaniennes avaient déposé des demandes pour investir sur le marché syrien.

Lors de l’ouverture de la deuxième édition du Jordan Fintech Festival, jeudi dernier, Raslan a déclaré que la période à venir verrait davantage d’institutions bancaires internationales s’engager dans des activités en Syrie.

Critères d’agrément des banques

Raslan a expliqué que la Banque centrale de Syrie avait établi des critères et des instructions d’application pour l’agrément des banques islamiques et conventionnelles. Ceux-ci portent notamment sur l’expérience et la réputation des candidats ainsi que sur la solvabilité des fondateurs, et prévoient la présence d’un partenaire bancaire stratégique détenant au moins 10 % du capital de la banque.

Il a ajouté que le délai nécessaire à l’octroi des agréments dépendait de la transmission à la banque centrale des documents requis et du respect des conditions. Il a assuré que la banque s’efforçait de limiter à 3 à 4 mois, à compter de la réception de tous les éléments requis, le délai de délivrance de l’agrément initial.

Raslan a affirmé qu’il n’existait pas de risques financiers « parce que la loi a autorisé l’investisseur étranger à conserver 60 % du capital libéré en devises », ajoutant que « le transfert des bénéfices est également garanti » et que toutes les restrictions sur l’achat, la vente ou le transfert de devises avaient été supprimées.

Concernant les risques réglementaires, Raslan a déclaré que la banque centrale émettait ses décisions réglementaires et prudentielles conformément aux normes internationales dans les domaines des risques et de la comptabilité. Il a précisé que les investisseurs « ne trouveront pas de différence entre ce qui est appliqué dans leurs pays et ce qui est appliqué en Syrie ».

La priorité: sortir de la liste grise

Raslan a indiqué que la plupart des banques syriennes avaient commencé à mettre en place des outils modernes de contrôle électronique et à les relier à leurs systèmes financiers et bancaires, ajoutant qu’elles disposaient des éléments nécessaires pour constituer une voie sûre pour les opérations bancaires internationales.

Il a souligné que la priorité actuelle était « de sortir de la liste grise, ce qui exige de garantir que toutes les banques et les institutions financières non bancaires disposent des technologies, des politiques et des procédures qui les protègent et facilitent leur supervision », précisant que les banques étaient désormais proches d’atteindre cet objectif.

Le Groupe d’action financière, organisme international de lutte contre la criminalité financière basé en France, tient deux listes, grise et noire, pour les pays qui ne satisfont pas à ses critères. L’inscription sur la liste grise signale l’existence de lacunes stratégiques dans les dispositifs de lutte contre le blanchiment d’argent, tandis que le pays concerné coopère pour y remédier.

Des mesures pour moderniser le secteur financier

En août dernier, le ministre syrien des Finances, Mohammed Yassar Barniyeh, a décidé de créer au sein de son ministère une commission chargée de moderniser et de mettre en œuvre un plan stratégique intégré de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, dans le cadre des préparatifs visant à faire sortir la Syrie de la liste grise du Groupe d’action financière.

En août dernier, la Banque mondiale a approuvé l’octroi d’une subvention de 100 millions de dollars à la Syrie pour moderniser son secteur financier et développer les systèmes de paiement et de supervision bancaire, dans le cadre de la reprise du soutien de l’institution internationale au pays après une interruption de 14 ans.

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