Le Fonds monétaire international a défini jeudi un ensemble de réformes économiques et bancaires sur lesquelles le Liban doit enregistrer des progrès continus pour obtenir un nouveau programme de soutien. Ces mesures comprennent l’entrée en vigueur de la loi sur le traitement de la situation des banques et l’adoption de textes législatifs visant à traiter le déficit financier, ainsi que la préparation d’un budget pour 2027 et d’un cadre budgétaire à moyen terme.
Les exigences de la réforme budgétaire et bancaire
La porte-parole du Fonds, Julie Kozack, a déclaré aux journalistes lors d’une conférence de presse: « Des progrès continus dans les principales réformes sont nécessaires, notamment l’entrée en vigueur de la loi sur le traitement de la situation des banques et l’adoption d’une législation appropriée pour traiter le déficit financier conformément aux normes internationales. »
Kozack a ajouté que la conclusion d’un nouveau programme nécessitait également la préparation d’un budget pour 2027 et d’un cadre budgétaire à moyen terme « compatible avec la viabilité de la dette publique du pays ».
Examen de la loi sur la restructuration des banques
Le Liban avait récemment adopté une nouvelle loi sur la restructuration du secteur bancaire, une mesure saluée par le FMI. Toutefois, le président libanais Joseph Aoun a transmis cette semaine la loi au Conseil constitutionnel afin qu’elle soit examinée.
La saisine du Conseil constitutionnel a suscité l’inquiétude de réformateurs libanais, qui craignent un éventuel abandon de la loi. Celle-ci est considérée comme l’un des principaux textes requis pour la réforme, ce qui pourrait affecter les chances du Liban d’obtenir un soutien du FMI.
Accord de principe depuis 2022
Le Liban a conclu un accord de principe avec le Fonds monétaire international en avril 2022, plus de deux ans après l’effondrement de son système financier.