Dans le résumé de la réunion de son conseil des gouverneurs, la Banque du Canada a averti que la persistance de la hausse des prix de l’essence pendant une période prolongée pourrait transmettre les tensions inflationnistes aux autres biens et services, ce qui pourrait nécessiter une hausse des taux d’intérêt pour empêcher l’enracinement de l’inflation.
Les craintes d’un élargissement des tensions sur les prix
Le résumé de la réunion a montré que les responsables de la politique monétaire n’observent pour l’instant aucun effet de transmission de la hausse des prix des carburants aux autres composantes de l’inflation. Ils estiment toutefois que le maintien des prix de l’essence à un niveau élevé pendant une période prolongée accroît la probabilité d’une extension des tensions à d’autres biens et services.
La banque lie la possibilité d’un resserrement de la politique monétaire à l’ampleur et à la persistance de ces tensions, alors que l’inflation reste proche de 3 % et que les prix de l’énergie augmentent.
Le commerce et la guerre parmi les risques pour l’économie
La Banque du Canada a indiqué que le conflit commercial avec les États-Unis et la guerre en Iran restaient parmi les principaux risques auxquels est confrontée l’économie canadienne, dans un contexte de tensions sur les prix de l’énergie et d’inflation.