Le Centre iranien de la statistique a annoncé une contraction de 10,1 % du produit intérieur brut à prix constants au printemps 2026 par rapport au printemps de l’an dernier. Hors croissance du secteur pétrolier, la contraction s’est établie à 4,6 %.
Le recul de la production s’est accompagné d’une hausse persistante des prix. Le gouverneur de la Banque centrale iranienne, Abdolnaser Hemmati, a déclaré que l’indice des prix à la consommation dans les zones urbaines avait augmenté de 3,9 % au cours du mois iranien de Shahrivar, qui s’est achevé en septembre de cette année, par rapport au mois précédent.
L’inflation ralentit sur un an
Hemmati a précisé que l’inflation par rapport au même mois de l’an dernier était passée de 84,4 % en Mordad à 83,8 % en Shahrivar, une période allant du 23 août dernier au 22 septembre de cette année. Il s’agit, selon lui, de la première baisse de cet indicateur en 15 mois.
Mais le rythme de hausse des prix sur un mois s’est accéléré, passant de 3,7 % en Mordad, qui s’étendait du 23 juillet au 22 août 2026, à 3,9 % en Shahrivar. Le recul de l’inflation sur un an reflète un ralentissement du rythme de hausse des prix, et non une baisse de ceux-ci.
Les dernières données détaillées publiées par le Centre iranien de la statistique montrent que les prix des denrées alimentaires et des boissons ont augmenté de 127,5 % en Mordad par rapport au même mois de l’an dernier. Les prix du groupe des transports ont progressé de 104,8 %, tandis que ceux du groupe du logement, de l’eau, de l’électricité, du gaz et des combustibles ont augmenté de 37,2 %. La hausse des loyers à elle seule s’est établie à 31,8 %.
Le pétrole et le gaz à l’origine de la majeure partie de la contraction
Le groupe des industries et des mines, qui comprend l’extraction de pétrole et de gaz ainsi que d’autres activités, a enregistré un recul de 14,7 % au printemps 2026. Le secteur des services s’est contracté de 4,8 %, tandis que l’agriculture a progressé de 2,3 %.
Le détail des comptes montre que le recul de l’extraction de pétrole et de gaz naturel a contribué à hauteur d’environ 6,7 points de pourcentage à la contraction totale de 10,1 %, soit près des deux tiers de celle-ci.
Recul de l’industrie et de l’investissement
Le recul s’est étendu à d’autres activités: l’activité manufacturière a diminué de 2,5 %, tandis que la formation brute de capital fixe, l’un des indicateurs de l’investissement, a reculé de 8,4 %.
Hemmati a mis les pressions inflationnistes sur le compte de la guerre, des sanctions, du blocus et des anticipations de hausse des prix. Les données du PIB indiquent toutefois l’ampleur du recul selon l’activité économique, sans isoler la part de chacun de ces facteurs dans ses causes.