Les États-Unis ont appelé ce vendredi l’Union européenne à assouplir ses règles qui tiennent les grandes entreprises responsables des répercussions environnementales et sociales de leurs chaînes d’approvisionnement mondiales, demandant au bloc de respecter ses engagements à ne pas entraver les échanges transatlantiques.
L’Union européenne compte 27 États membres
Les négociations commerciales se sont tenues en juillet 2025
Trois sources s’attendent à la publication de déclarations communes à l’automne
Des demandes pour mettre en œuvre l’accord de Turnberry
Andrew Puzder, l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’Union européenne, a déclaré dans une publication sur la plateforme X que le bloc de 27 États membres devait respecter les engagements qu’il avait pris lors des négociations commerciales avec le président américain Donald Trump à Turnberry, en Écosse, en juillet 2025, afin de s’attaquer à ce qui est appelé les barrières non tarifaires.
Le moment est venu pour l’Union européenne de tenir ses promesses. En vertu de l’accord-cadre, le bloc s’est engagé à garantir que ses directives sur le devoir de vigilance en matière de durabilité des entreprises… ne constituent pas des entraves injustifiées au commerce transatlantique.
Puzder a ajouté que les dispositions extraterritoriales pénalisaient les entreprises et les travailleurs américains, et que les dommages ne se limiteraient pas aux États-Unis.
Les règles de durabilité s’appliquent aux entreprises américaines
Les règles européennes mentionnées par Puzder obligent les grandes entreprises opérant dans le bloc, y compris les entreprises américaines, à rendre compte de leurs répercussions sur l’environnement et la société, notamment des conditions de travail au sein de leurs chaînes d’approvisionnement.
Un porte-parole de la Commission européenne n’a pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaire.
Pressions pour modifier le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières
Washington fait également pression sur l’Union européenne pour qu’elle modifie le mécanisme connu sous le nom d’« ajustement carbone aux frontières » (MACF), qui impose des droits sur les importations de biens produits lorsqu’elles ne respectent pas les normes d’émissions de carbone du bloc.
Ces pressions renouvelées interviennent après que les responsables américains et européens ont porté leur attention sur les barrières non tarifaires, à la suite de l’entrée en vigueur des engagements tarifaires convenus en juillet 2025.
Des déclarations communes attendues à l’automne
Trois sources au fait du dossier s’attendent à la publication à l’automne de déclarations communes couvrant les volets non tarifaires de l’accord de Turnberry.
L’Union européenne a déjà assoupli plusieurs politiques critiquées par Washington au cours de l’année écoulée, notamment la loi sur la lutte contre la déforestation et les règles relatives aux émissions de méthane. Plusieurs sources au fait du dossier ont toutefois déclaré que le bloc n’avait pas l’intention de faire davantage de concessions sur ces mesures.
