Le nombre de décès dus à l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo a dépassé 3 900, tandis que le nombre de cas confirmés a atteint 8 067, selon les autorités et les rapports officiels. Cette vague est décrite comme la plus importante et la plus meurtrière de l’histoire du pays africain, le virus ayant échappé aux tentatives d’endiguement et de contrôle.
Alerte de l’OMS et hausse des contaminations
Les rapports officiels indiquent que les déplacements de personnes entre les villes ont directement contribué à la transmission de l’infection et à l’extension de ses foyers dans plusieurs zones. L’ampleur de l’épidémie a conduit les Nations unies, en coopération avec les autorités locales, à renforcer les opérations de dépistage et à installer des barrages entre les villes et les quartiers afin de tenter de contenir l’infection et de limiter sa propagation à de nouvelles zones.
La défiance et les attaques entravent la riposte
Les équipes médicales se heurtent à d’autres obstacles sur le terrain, au premier rang desquels la défiance de la population envers les personnels de santé. Des centres de traitement et des équipes chargées des enterrements ont également été attaqués à plusieurs reprises, après que des familles de victimes ont accusé les autorités sanitaires d’avoir mis en danger la vie de leurs proches.
La souche de Bundibugyo qui circule actuellement complique davantage la crise. L’organisation onusienne l’a décrite comme une souche rare, insuffisamment étudiée et pour laquelle aucun traitement n’est disponible à ce jour. Selon l’organisation, les chances de maîtriser l’épidémie dépendent de l’application des mesures de sécurité publique et de la détection précoce des infections.
Ebola se transmet par contact direct avec les liquides biologiques de personnes infectées, qu’elles soient vivantes ou mortes. Le virus provoque des symptômes graves, notamment de la fièvre, des vomissements et des diarrhées, et les cas sévères peuvent évoluer vers des hémorragies internes et externes.