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Santé

Le revenu familial creuse l’écart entre les parents dans la réduction du temps d’écran

Des études et des rapports indiquent que la capacité des familles à limiter l’usage des écrans par les enfants dépend du temps disponible, des revenus et des solutions de remplacement, et pas seulement de la sensibilisation aux questions de santé. Une étude finlandaise souligne par ailleurs que les effets ne dépendent pas uniquement de la durée, mais aussi du type de contenu et de l’équilibre avec le sommeil et l’activité physique.

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Une jeune fille est assise sur un lit, tient une tablette et regarde son écran à l’intérieur d’un logement.

Éloigner les enfants des écrans ne semble pas être un conseil accessible de la même manière à toutes les familles. Des rapports établissent un lien entre des revenus élevés et la capacité des parents à assurer une garde et à proposer des activités alternatives, tandis que les personnes aux revenus modestes font face à des pressions qui réduisent leur temps et leurs choix.

Une étude britannique établit un lien entre les écrans et des difficultés du développement de l’enfant

Une étude menée par des chercheurs britanniques en 2026, avec le soutien de la fondation Critical Days 101, a relevé un lien entre une exposition accrue des enfants aux écrans et une diminution des interactions avec leurs parents, ainsi que des retards de développement, des troubles du sommeil et des problèmes alimentaires. Il s’agit de corrélations relevées par l’étude, qui ne fait pas du temps d’écran un facteur isolé expliquant l’ensemble des résultats liés au développement de l’enfant.

Un rapport du Pew Research Center indique que les parents aux revenus modestes sont plus tolérants à l’égard de l’utilisation des écrans et des smartphones par leurs enfants, notamment lorsqu’ils y recourent pour les calmer, que les familles aux revenus plus élevés. Cet écart est lié à la capacité de la famille à assumer le coût d’une garde d’enfants, à obtenir une aide supplémentaire ou à proposer des loisirs alternatifs sans appareils.

Des horaires de travail flexibles ou le télétravail peuvent aussi donner à certains parents davantage de temps pour partager différentes activités avec leurs enfants. À l’inverse, les contraintes professionnelles, les tâches ménagères et l’absence d’alternatives peu coûteuses peuvent pousser d’autres familles à utiliser les écrans comme un moyen pratique d’occuper l’enfant.

L’écart du temps d’écran des enfants selon le revenu familial

Selon le rapport, certaines familles aux revenus modestes peuvent autoriser davantage de temps devant les appareils pour maintenir leurs enfants à l’écart d’un environnement dangereux. Les décisions d’utilisation ne sont donc pas toujours dissociables des conditions de logement, du quartier et des ressources disponibles pour la famille. La seule réduction du temps d’écran n’explique pas les écarts éducatifs ou sanitaires entre les enfants.

Une étude finlandaise s’intéresse au contenu et à l’équilibre quotidien

Les familles aux revenus les plus élevés peuvent souvent cumuler plusieurs pratiques, comme fournir une alimentation saine, proposer des activités variées, vivre dans un environnement plus sûr et offrir de meilleures possibilités éducatives, ce qui rend difficile l’isolement de l’effet d’une seule pratique parentale par rapport aux autres conditions. Dans une approche plus détaillée, une étude finlandaise publiée par l’Université de Jyväskylä en 2026 a indiqué que le temps d’écran n’était pas associé à des effets nocifs dans tous les cas et que certaines formes étaient liées à de meilleures capacités de traitement cognitif à l’adolescence.

Les résultats ont mis l’accent sur l’importance de l’équilibre entre l’utilisation des appareils et l’activité physique, ainsi que sur la nature du contenu proposé à l’enfant. Le contenu devient un facteur essentiel lorsqu’il encourage la réflexion, la résolution de problèmes, l’apprentissage et la créativité, plutôt que d’évaluer l’utilisation en fonction de la seule durée.

Cette approche plaide pour des règles tenant compte de l’âge de l’enfant et de la nature du contenu regardé, ainsi que de ses autres activités quotidiennes.

Les recommandations des experts prévoient de réduire autant que possible l’exposition aux écrans avant l’âge de deux ans, de prêter attention à la qualité du contenu à partir de trois ans et de fixer des moments de visionnage partagé. Pour les enfants plus âgés, les recommandations portent surtout sur la protection des horaires de sommeil et la réservation d’un temps régulier à l’activité physique.