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Santé

Les médicaments amaigrissants réduisent l’apnée du sommeil chez certains patients

Une revue récente montre que les médicaments de la classe des agonistes des récepteurs du GLP-1, notamment le tirzépatide, pourraient réduire la gravité de l’apnée obstructive du sommeil chez les patients dont l’état est lié à l’obésité. Toutefois, la pression positive continue des voies respiratoires reste le traitement le plus courant et le plus efficace, tandis que le choix entre médicaments, dispositifs et chirurgie dépend de la cause du trouble et de sa gravité.

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Un homme dort dans un lit, dans une chambre, avec une lueur illustrative mettant en évidence sa gorge et son cou pendant son sommeil. Une lampe, un verre d’eau et une plante sont visibles à côté du lit.

Une revue récente des études publiées montre que des médicaments utilisés contre le diabète et l’obésité pourraient réduire la gravité de l’apnée obstructive du sommeil, notamment chez les patients dont l’état est lié au surpoids. Les chercheurs soulignent toutefois que ces médicaments ne constituent pas une solution définitive pour tous les cas et ne remplacent pas systématiquement les traitements reconnus.

La revue évalue l’effet du tirzépatide sur l’apnée du sommeil

La revue, publiée par la revue JAMA Otolaryngology–Head & Neck Surgery en septembre, s’est concentrée sur les agonistes des récepteurs du peptide-1 similaire au glucagon, connus sous le nom de GLP-1. Ses résultats indiquent que le tirzépatide a réduit l’indice d’apnée du sommeil, qui mesure le nombre d’arrêts ou de diminutions de la respiration pendant le sommeil.

Comment l’obstruction des voies respiratoires perturbe le sommeil

L’apnée obstructive du sommeil survient lorsque les voies respiratoires supérieures se rétrécissent ou se bouchent de manière répétée pendant le sommeil. La quantité d’air diminue ou la respiration s’interrompt temporairement, et l’épisode peut durer plus de 10 secondes. Ces épisodes peuvent se répéter plus de cinq fois par heure, entraînant une baisse de l’oxygène, un sommeil fragmenté et une fatigue de l’organisme.

Les symptômes courants comprennent un ronflement sonore ou irrégulier, des halètements ou une sensation d’étouffement la nuit, des réveils fréquents, des maux de tête matinaux, une somnolence excessive pendant la journée et l’absence de sensation de repos malgré un nombre suffisant d’heures de sommeil.

L’obésité est l’un des principaux facteurs associés à ce trouble: l’accumulation de graisse autour du cou, de la langue et de l’abdomen peut rétrécir les voies respiratoires et réduire l’efficacité de la respiration. C’est pourquoi les médicaments amaigrissants semblent plus utiles chez les patients dont l’obésité contribue à l’apnée, tandis que leur effet peut être moindre chez ceux dont l’état est lié à des problèmes anatomiques de la mâchoire, de la gorge ou de la langue.

Les chercheurs ont évoqué le risque d’une réapparition du trouble en cas de prise de poids après l’arrêt du traitement. L’efficacité, le coût et la sécurité d’un usage prolongé restent également des éléments à prendre en compte. Les médicaments GLP-1 peuvent donc être considérés comme un traitement complémentaire potentiel pour certains patients, en parallèle des méthodes traditionnelles.

Le dispositif CPAP reste le traitement le plus fiable

La pression positive continue des voies respiratoires, connue sous le nom de CPAP, reste le traitement le plus courant et le plus fiable, notamment pour les cas modérés et sévères. Le dispositif délivre une pression d’air constante à travers un masque porté pendant le sommeil, ce qui contribue à maintenir les voies respiratoires ouvertes et à prévenir les arrêts respiratoires ou à en réduire la fréquence.

Les données indiquent que le dispositif peut réduire les épisodes d’apnée d’environ 31 par heure, contre environ 22 avec le tirzépatide. Certains patients peuvent trouver le masque gênant au début, mais le réglage des sangles et le choix d’une taille adaptée peuvent faciliter l’adaptation.

Les dispositifs buccaux et la chirurgie contre l’obstruction persistante

Certains dispositifs buccaux peuvent également être utilisés pour réduire les arrêts respiratoires et les ronflements. La chirurgie peut être envisagée lorsque la réponse aux médicaments ou aux dispositifs d’assistance est insuffisante, généralement après avoir essayé d’autres options pendant au moins trois mois. En cas d’anomalie anatomique manifeste, les médecins peuvent considérer la chirurgie comme une première option dans certains cas limités.

Les interventions possibles comprennent le retrait de tissus excédentaires dans la gorge, le pharynx, les amygdales ou les végétations adénoïdes, la réduction des tissus de l’arrière-gorge par radiofréquence, ou l’avancée de la mâchoire pour élargir l’espace situé derrière la langue et la gorge. Un dispositif peut être implanté dans la poitrine pour stimuler le nerf hypoglosse lorsque les traitements non chirurgicaux échouent.

Les effets du trouble ne se limitent pas à un sommeil de mauvaise qualité et à la fatigue diurne: des études épidémiologiques l’associent à un risque accru de maladie coronarienne, d’insuffisance cardiaque congestive et d’accident vasculaire cérébral. Les études font également état de liens possibles avec une perturbation des facteurs de coagulation, une atteinte de l’endothélium vasculaire, une augmentation de l’inflammation et une activation des plaquettes.

En revanche, l’utilisation de la CPAP a été associée à une baisse de la pression artérielle systolique, à une amélioration de la fonction du ventricule gauche et à une réduction de l’activation des plaquettes.

Le choix du traitement le plus adapté dépend du diagnostic de la cause de l’obstruction et de sa gravité. Un patient peut bénéficier d’une perte de poids, tandis qu’un autre aura besoin d’un dispositif ou d’une intervention visant à corriger un problème anatomique des voies respiratoires.