Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a déclaré que près de 18 millions de barils de pétrole avaient transité par le Golfe mardi, confirmant le retour des flux à leurs niveaux d’avant le déclenchement de la guerre.
Retour des flux à leurs niveaux d’avant le conflit
Wright a déclaré, lors d’une interview accordée à Fox News: « Nous avons porté les flux de pétrole du Golfe à des niveaux records actuellement », précisant qu’environ 18 millions de barils avaient transité mardi, soit un niveau approximativement équivalent à celui d’avant le conflit.
Recul du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz
En revanche, des données préliminaires de la société Kpler, rapportées par Reuters, montrent que le nombre de navires de marchandises ayant franchi le détroit d’Ormuz est tombé à seulement 4 lundi, contre 10 la veille.
Le trafic comprenait deux vraquiers sortis du détroit, dont l’un chargé et l’autre vide, ainsi que deux pétroliers entrés dans le détroit sans cargaison. Les données pourraient ne pas inclure tous les navires en transit, certains ayant peut-être désactivé leurs systèmes d’identification automatique pour éviter d’être repérés.
Avant le déclenchement de la guerre contre l’Iran, le 28 février dernier, le détroit d’Ormuz accueillait habituellement quelque 125 grands navires commerciaux par jour, parmi lesquels des pétroliers, des navires transportant du gaz ainsi que des vraquiers et des porte-conteneurs. Près de 20 % de l’approvisionnement quotidien mondial en pétrole brut et en gaz naturel liquéfié transite par le détroit, selon Reuters.
Risques sécuritaires et enlisement des discussions
Le recul du trafic maritime est intervenu alors que les risques sécuritaires persistent dans la région. L’agence iranienne Fars, citant les Gardiens de la révolution iraniens, a rapporté qu’un pétrolier avait explosé et pris feu après avoir heurté des mines dans le détroit d’Ormuz.
Les pays du Golfe ont également reporté lundi des discussions prévues avec l’Iran pour examiner d’éventuels accords concernant le détroit d’Ormuz, un revers pour les efforts diplomatiques visant à atténuer les répercussions du conflit sur l’approvisionnement mondial en pétrole, selon Reuters.
Dans le détroit de Bab el-Mandeb, les données de Kpler ont fait état d’un recul du nombre de navires de marchandises en transit, à 21 lundi contre 28 la veille.