La Compagnie nationale libyenne de pétrole a indiqué que ses pertes directes dues à la fermeture de l’oléoduc transportant le brut du champ d’al-Sharara vers Zaouïa avaient dépassé 75 millions de dollars au jeudi 24 septembre, tandis que la production perdue excédait 720 000 barils depuis le début de la fermeture lundi. Elle a averti que les pertes augmenteraient si l’arrêt du flux de pétrole se poursuivait.
Fermeture de la vanne numéro 7
La compagnie a précisé qu’un groupe armé avait fermé la vanne numéro 7 de l’oléoduc exploité par Akakus Oil Operations, ce qui a provoqué une hausse de la pression dans la conduite et une baisse de la production du champ d’al-Sharara, dont le brut est transporté par cet oléoduc jusqu’au port de Zaouïa.
La compagnie avait averti, au moment de l’incident, qu’elle pourrait déclarer un cas de force majeure s’il s’avérait impossible de rouvrir la vanne.
Inquiétudes concernant l’approvisionnement en carburants
Dans un communiqué publié vendredi, la compagnie a averti que les stocks de brut de la raffinerie de Zaouïa étaient sur le point de s’épuiser, ce qui pourrait l’amener à arrêter progressivement ses unités de raffinage et perturber l’approvisionnement en produits pétroliers.
Elle a ajouté que la poursuite de la fermeture alourdirait les charges financières et techniques, en plus des pertes de production, alors que le pays doit maintenir la raffinerie en activité pour répondre à la demande intérieure de carburants.
Pressions sur les installations de Zaouïa
Les installations de Zaouïa subissent d’autres pressions depuis mardi, après que des manifestants ont fermé les accès à la raffinerie et à des installations relevant de la société Brega Marketing. La compagnie avait alors déclaré que cette entrave menaçait les opérations de raffinage et la distribution des produits pétroliers, et pourrait alourdir la facture des importations de carburants si elle se prolongeait.
Production du champ d’al-Sharara
Al-Sharara est l’un des principaux champs pétroliers de Libye. La compagnie avait indiqué en août dernier que sa production avait atteint un pic proche de 335 000 barils par jour au cours du mois.
L’oléoduc reliant le champ à Zaouïa avait déjà subi un arrêt partiel en mars en raison d’un incendie consécutif à une fuite sur une autre vanne, avant d’être réparé et de reprendre sa pleine production.