Pétrole et énergie

L’Iran recourt au transbordement pour acheminer son pétrole via le détroit d’Ormuz

Des images satellitaires montrent des pétroliers transférant du pétrole d’un navire à l’autre dans le golfe d’Oman, à environ 150 kilomètres des côtes iraniennes, dans le cadre d’un dispositif qui réduit le passage des grands pétroliers par le détroit d’Ormuz et limite leur exposition aux risques.

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L’Iran recourt au transbordement pour acheminer son pétrole via le détroit d’Ormuz

Des images satellitaires montrent des pétroliers transférant du pétrole d’un navire à l’autre dans le golfe d’Oman, à environ 150 kilomètres des côtes iraniennes, dans le cadre d’une stratégie utilisée par Téhéran pour réduire les risques liés au passage du détroit d’Ormuz et contourner le blocus américain ainsi que les sanctions visant ses exportations pétrolières.

De petits pétroliers pour franchir le détroit

Le dispositif repose sur le transfert de pétrole brut d’un navire à l’autre en mer. De petits pétroliers franchissent le détroit d’Ormuz en effectuant des allers-retours, avant de décharger leur cargaison sur de plus grands navires qui les attendent à l’extérieur. Les pétroliers qui traversent le détroit peuvent ainsi parcourir des distances plus courtes en moins de temps, tandis que les grands navires évitent d’y entrer.

Des experts ont affirmé que l’Iran avait utilisé la technique du transbordement pour faire passer du pétrole en contrebande et contourner le blocus, alors qu’elle sert généralement à charger les pétroliers lorsque les quais portuaires sont occupés. Les petits pétroliers réduisent les risques pour les entreprises, tandis que les très grands pétroliers ont une signature radar plus importante, ce qui les rend plus faciles à viser par des missiles.

Une solution mieux adaptée au pétrole qu’aux marchandises et au gaz

Le transbordement est courant entre les pétroliers de brut, car les liquides peuvent être transférés directement d’un navire à l’autre. La méthode est toutefois plus difficile à appliquer aux marchandises, aux conteneurs, au gaz et aux cargaisons sèches, qui nécessitent d’autres moyens de transport.

Un programme américain pour sécuriser la route du sud

Les États-Unis ont annoncé un programme visant à sécuriser les navires sur la route méridionale du détroit d’Ormuz, à l’aide de moyens militaires comprenant des drones, des embarcations sans équipage et de petites embarcations pour faire face aux vedettes rapides iraniennes. Le programme ne couvre pas l’ensemble des risques, ce qui pousse les compagnies de transport maritime à rechercher des solutions de remplacement, dont le transbordement.

Le 8 juillet 2026, le président américain Donald Trump a annoncé la fin du protocole d’accord avec l’Iran, après l’escalade des tensions sur le terrain et l’échange de frappes militaires dans la région du Golfe et du détroit d’Ormuz. Cette annonce est intervenue alors que Washington imposait un blocus maritime et économique et rétablissait des sanctions renforcées, dans un contexte de quasi-paralysie du trafic maritime dans le détroit.

Les tensions pèsent sur les échanges commerciaux et l’énergie

Le transbordement offre une solution temporaire pour maintenir les flux pétroliers en période de tensions, mais il ne remplace ni la liberté de navigation ni la stabilité des voies maritimes qui relient les approvisionnements énergétiques aux artères de l’économie mondiale.

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