Le Royaume-Uni a adopté ce mardi une législation imposant des sanctions plus sévères contre l’Iran et élargissant les restrictions commerciales ainsi que les pouvoirs visant les navires, dans le cadre d’efforts que le gouvernement a présentés comme destinés à contenir le programme nucléaire de Téhéran et à limiter ses autres activités hostiles.
Restrictions financières et commerciales élargies
Le gouvernement britannique a déclaré que les nouvelles mesures limiteront l’accès de l’Iran au système financier britannique et élargiront également le champ de l’interdiction commerciale à d’autres biens, technologies et services, tout en interdisant aux avions iraniens d’atterrir au Royaume-Uni, sauf dans des cas exceptionnels.
Cette législation s’inscrit dans l’intensification des pressions économiques britanniques sur Téhéran. Londres avait annoncé le 25 août qu’elle avait imposé plus de 240 sanctions à l’Iran depuis l’entrée en fonctions du gouvernement, afin d’empêcher le régime iranien d’exploiter l’économie mondiale et le système financier britannique pour soutenir son programme nucléaire et ses activités déstabilisatrices.
Recul du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz
Le durcissement des sanctions intervient alors que les tensions persistent autour du détroit d’Ormuz et que le trafic maritime recule, dans un contexte de menaces iraniennes de riposte à toute nouvelle attaque américaine.
Les données de la société Kpler ont montré que 7 navires transportant des marchandises avaient franchi le détroit lundi, contre 8 la veille, sur fond de craintes de voir les perturbations du trafic maritime et de l’approvisionnement énergétique se prolonger.