Les prix du pétrole ont gagné plus de 1 % jeudi 24 septembre 2026, en l’absence de signes de progrès sur la voie diplomatique visant à mettre fin à la guerre entre l’Iran et les États-Unis, après que les deux bruts eurent progressé de 4 % lors de la séance précédente.
Les prix repartent à la hausse
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 1.63 dollar, soit 1.58 %, à 104.71 dollars le baril à 12:00 GMT, tandis que les contrats sur le West Texas Intermediate ont gagné 1.34 dollar, soit 1.49 %, à 93.53 dollars le baril.
Les prix avaient reculé au début des échanges asiatiques après que l’Iran eut annoncé qu’il restait ouvert à la diplomatie, avant de repartir à la hausse alors que le différend sur les conditions de la fin de la guerre persiste. Le Brent avait atteint 106.50 dollars le baril plus tôt lors de la séance.
Divergences sur les propositions de paix
Un haut responsable iranien a déclaré que Téhéran et Washington restaient en désaccord sur la manière de mettre fin à la guerre, soulignant la nécessité de poursuivre les efforts diplomatiques. Il a ajouté que l’Iran examinait la réponse américaine à ses propositions de paix, qui donnent la priorité à la levée du blocus maritime américain des ports iraniens et à la réouverture du détroit d’Ormuz.
Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, avait déclaré que le détroit d’Ormuz ne serait pas rouvert tant que les conditions de l’Iran ne seraient pas remplies. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a pour sa part indiqué qu’un accord nécessiterait un travail difficile sur une certaine période.
Les stocks américains et le marché du diesel
Les données de l’Energy Information Administration américaine ont montré une hausse de 3 millions de barils des stocks de pétrole brut, à 426.4 millions de barils la semaine dernière, alors que les prévisions tablaient sur une baisse de 641 000 barils. Les stocks de produits distillés, qui comprennent le diesel et le fioul domestique, ont diminué de 428 000 barils, à 107.4 millions de barils.
Les opérateurs ont également suivi la possibilité de restrictions sur les exportations américaines de diesel, après la diffusion d’informations faisant état d’une éventuelle interdiction de 90 jours, démentie par la Maison-Blanche. Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a déclaré qu’une interdiction des exportations de diesel ne fonctionnerait pas.