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Technologie

Washington et Pékin créent un canal pour suivre les incidents liés à l’intelligence artificielle

Les États-Unis et la Chine ont convenu de créer le premier canal bilatéral destiné au suivi des incidents liés à l’intelligence artificielle et de poursuivre le dialogue sur les risques et les bénéfices de cette technologie, ainsi que sur la prévention de ses usages abusifs. Les présidents Donald Trump et Xi Jinping prévoient de tenir un deuxième sommet en novembre, sur fond de désaccords internationaux concernant la régulation du secteur et de maintien des restrictions américaines visant les entreprises chinoises.

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Une photo montre le président chinois Xi Jinping et le président américain Donald Trump debout à l’intérieur d’un bâtiment.

Le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping sont convenus de créer le premier canal bilatéral entre leurs deux pays pour suivre les incidents liés à l’intelligence artificielle, tout en maintenant ouvert le dialogue sur les risques et les bénéfices de cette technologie.

Le canal bilatéral au cœur du sommet entre Trump et Xi

L’accord a été conclu lors d’un sommet bilatéral au cours duquel l’intelligence artificielle a occupé une place importante, alors que le débat sur sa régulation s’intensifiait lors des réunions de l’Organisation des Nations unies et du Conseil de sécurité. Les annonces officielles du sommet ont porté sur l’approbation de la création du canal bilatéral, mais les discussions entre les deux parties ont abordé en détail la technologie et ses effets.

Trump a accueilli la délégation chinoise lors d’un dîner officiel qualifié d’historique, auquel ont participé plusieurs des principaux dirigeants d’entreprises technologiques engagées dans le développement de l’intelligence artificielle et de ses infrastructures. Le dîner a été marqué par de longues discussions sur le secteur et ses répercussions.

Parmi les invités figuraient le directeur général de Nvidia, Jensen Huang, et son épouse, le directeur général de SpaceX, Elon Musk, ainsi que Tim Cook, présenté par l’article comme l’ancien directeur général d’Apple. Étaient également présents le directeur général d’OpenAI, Sam Altman, le cofondateur de Google, Sergey Brin, le président de Microsoft, Satya Nadella, et la directrice générale d’AMD, Lisa Su.

Les participants sont liés au secteur de l’intelligence artificielle de plusieurs manières: Altman, Brin et Musk proposent leurs propres modèles et technologies, tandis que Huang et Nadella contribuent au soutien des centres de données et investissent dans les infrastructures nécessaires au fonctionnement de ces modèles.

Plusieurs invités entretiennent également des relations directes avec le secteur technologique chinois, ce qui a donné une importance particulière à leur présence dans le débat sino-américain sur l’avenir de la technologie. Le sommet a coïncidé avec les appels lancés par les dirigeants de plusieurs grandes puissances lors des réunions de l’Assemblée générale des Nations unies, afin que la régulation de l’intelligence artificielle fasse l’objet d’une décision internationale.

Pékin et Washington divergent sur la régulation de l’intelligence artificielle

De leur côté, les médias chinois d’État ont insisté sur la responsabilité particulière de Pékin et de Washington dans la gestion et le développement de l’intelligence artificielle, selon un article distinct de Bloomberg. Le compte « Yuyuantantian », affilié à la télévision publique chinoise sur les réseaux sociaux, a affirmé que l’intelligence artificielle constituait un défi commun pour la Chine et les États-Unis, estimant que les deux pays étaient capables de traiter les risques qui y sont liés.

Cette position rejoint celle exprimée par Trump dans son discours d’ouverture devant l’Assemblée générale des Nations unies, lorsqu’il a déclaré que les États-Unis rejetaient les efforts internationaux visant à réguler et à contrôler l’intelligence artificielle.

Un communiqué de la Maison-Blanche sur les résultats du sommet a révélé que les deux pays étaient convenus d’employer le terme « superintelligence » à la place d’« intelligence artificielle », conformément à la nouvelle appellation adoptée par le président américain. Trump avait annoncé ce terme dans son discours d’ouverture devant l’Assemblée générale et appelé les pays et les entreprises à l’adopter, affirmant qu’il décrivait mieux la technologie selon lui.

Le sommet de novembre examinera les risques et les bénéfices de la technologie

Les deux parties sont également convenues de tenir un deuxième sommet en novembre prochain pour discuter des risques et des bénéfices de l’intelligence artificielle, selon Axios. Cette échéance ouvre la voie à la poursuite des discussions bilatérales après l’accord initial sur un canal de suivi des incidents, parallèlement au débat international sur l’instance qui devrait être chargée d’établir les règles régissant la technologie.

Dans un communiqué chinois consacré à la réunion, Xi a évoqué la possibilité d’élargir la coopération entre les deux pays dans un avenir proche, déclarant que les deux parties pouvaient poursuivre le dialogue sur l’intelligence artificielle, échanger leurs points de vue sur ses risques et ses bénéfices et œuvrer ensemble à prévenir ses usages abusifs.

Le président chinois a ajouté que l’intelligence artificielle devait rester sous le contrôle des êtres humains, quelles que soient ses capacités, et que la technologie devait être envisagée sous l’angle des bénéfices qu’elle pouvait apporter à l’humanité. Il a appelé à maintenir une approche centrée sur l’être humain et à développer l’intelligence artificielle de manière à servir le bien de l’humanité. Selon le communiqué chinois, Trump a approuvé cette orientation, soulignant la nécessité pour les deux parties de maintenir le dialogue et de renforcer leur coopération dans le secteur de l’intelligence artificielle.

Les restrictions américaines compliquent la coopération technologique envisagée

Cette convergence affichée intervient malgré le maintien des restrictions imposées par le gouvernement américain aux entreprises chinoises afin de leur interdire l’accès aux puces de traitement les plus puissantes, ainsi que les accusations persistantes selon lesquelles la Chine recourrait à la distillation pour s’approprier des technologies américaines. Ces facteurs entourent le mécanisme de coopération envisagé entre les deux pays.