Économie mondiale

Le Trésor américain étend ses pressions sur les partenaires commerciaux de l’Iran dans plus de 50 pays

Les États-Unis ont intensifié leurs pressions sur les partenaires commerciaux de l’Iran, les avertissant que les entités continuant à traiter avec Téhéran s’exposeraient à des mesures américaines. La campagne, qui s’est étendue à plus de 50 pays, vise les canaux financiers et le secteur aérien iraniens.

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Le Trésor américain étend ses pressions sur les partenaires commerciaux de l’Iran dans plus de 50 pays

Les États-Unis ont intensifié ces dernières semaines leurs pressions sur les partenaires commerciaux de l’Iran au Moyen-Orient et en Europe, leur demandant de choisir entre la poursuite de leurs échanges avec Téhéran et la préservation de leurs relations économiques avec Washington, dans le cadre d’une campagne étendue à plus de 50 pays et visant les derniers canaux financiers et commerciaux de l’Iran.

Pressions sur les banques et les compagnies aériennes

Jonathan Burke, secrétaire adjoint au Trésor américain chargé du financement du terrorisme, a effectué ce mois-ci une tournée dans plusieurs pays du Moyen-Orient et d’Europe, avertissant que la poursuite des échanges commerciaux avec l’Iran pourrait exposer les pays et les institutions à des mesures américaines.

Burke a déclaré que Washington percevait un « nouveau sentiment d’urgence » chez ses partenaires face aux demandes américaines, précisant que ceux-ci prenaient désormais les avertissements plus au sérieux.

Les discussions ont porté sur les vols de la compagnie aérienne iranienne Mahan Air, visée par des sanctions américaines et accusée par Washington d’être liée aux Gardiens de la révolution iraniens, ainsi que sur ceux d’autres compagnies aériennes iraniennes. Elles ont également abordé l’interdiction des transactions financières avec les filiales de Bank Melli Iran, la plus grande banque commerciale iranienne, et le retrait des licences d’autres banques iraniennes, dont Bank Mellat.

Burke a rencontré des responsables britanniques alors que le Royaume-Uni annonçait qu’il ne renouvellerait pas les dérogations permettant à certaines banques iraniennes de poursuivre leurs activités, accentuant ainsi les pressions sur les derniers canaux financiers de Téhéran en Europe. L’Azerbaïdjan et la Géorgie ont également pris des mesures limitant l’accès des compagnies aériennes iraniennes à leur territoire.

Des sanctions dans le cadre de l’« opération Paria économique »

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre de l’« opération Paria économique », lancée en août dernier par le département du Trésor américain afin de couper les derniers canaux financiers et commerciaux de l’Iran, selon la définition qu’en donne Washington, et d’élargir les sanctions secondaires contre les entités qui continuent à traiter avec Téhéran.

Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré que le département avait imposé des mesures financières ciblées à des banques et à des prestataires de services du secteur aérien après le lancement de l’opération, et envoyé des équipes dans différents pays pour inciter les gouvernements à prendre des mesures contre l’Iran.

Le département du Trésor américain avait annoncé le 8 septembre de vastes sanctions visant le secteur aérien iranien ainsi que des entreprises et des intermédiaires étrangers lui fournissant des services, avertissant que les entités continuant à traiter avec les compagnies aériennes iraniennes s’exposeraient à des sanctions américaines.

Bessent a déclaré que les dirigeants iraniens avaient reconnu le coût économique de la guerre, évoquant la chute de la monnaie iranienne à des niveaux record. Il a ajouté qu’il y avait « encore beaucoup à faire » pour empêcher Téhéran de mettre en œuvre ce qu’il a qualifié d’« agenda terroriste ».

Téhéran cherche à alléger les pressions

La campagne a coïncidé avec des initiatives diplomatiques iraniennes visant à alléger les pressions économiques. Ces derniers jours, Téhéran a proposé des mesures pour mettre fin aux combats et réduire les restrictions qui lui sont imposées, notamment une trêve de 7 jours en échange de mesures économiques et sécuritaires américaines.

Lors d’un discours devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que les sanctions avaient affecté son pays, affirmant que l’Iran ne céderait pas aux pressions américaines et que les sanctions renforceraient la résistance des Iraniens.

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